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les résultats du vote

le communiqué officiel de l' Union Astronomique Internationale

 

   

Les votes publics proposant des noms pour 19 “Exomondes” (14 étoiles et 31 exoplanètes en orbite autour d’elles)  viennent d’être entérinés par l’Union Astronomique Internationale. Reflétant l’intérêt international pour l’astronomie, ce sont plus d’un demi-million de votes issus de 182 pays qui ont contribué aux nouvelles désignations officielles de ces mondes lointains.

 

Pendant des millénaires, les peuples ont donné des noms aux objets célestes. Aujourd’hui, c’est l’Union Astronomique Internationale, l’organisation fondée en 1919, qui regroupe 12 000 astronomes professionnels de près de 100 pays qui porte la responsabilité d’assigner des désignations officielles aux corps célestes et aux reliefs découverts à leur surface. Le concours “Donnez un nom aux exomondes” a offert pour la première fois la possibilité au grand public de donner un nom aux exoplanètes et à leurs étoiles. Les noms qui l’ont emporté pourront être utilisés librement parallèlement aux désignations scientifiques déjà existantes, sous réserve que soient mentionnés les clubs et les organisations qui les ont proposés.

 

Lors de la clôture du vote, le 31 octobre 2015, un total de 573 242 suffrages du public ont permis de donner un nom à 31 exoplanètes et leurs 14 étoiles-hôtes, situées bien au-delà de notre propre étoile. Les clubs et associations ayant proposé les noms retenus recevront une plaque commémorant leur contribution et il leur sera donner l’excitante possibilité de choisir un nom pour un astéroïde.

 

Le public a pu voter pour 274 noms d’exomondes proposés par une très grande variété d’organisations astronomiques , issus de 182 pays, et incluant  des groupes amateurs d’astronomie, des écoles, des universités et des planétariums. Les noms qui ont retenu les suffrages proviennent de tout le globe terrestre : 4 sont issus de l’Amérique du Nord (USA, Canada), 1 d’Amérique latine (Mexique), 2 du Moyen-Orient et de l’Afrique (Maroc, Syrie), 6 d’Europe (France, Italie, Pays-Bas, Espagne, Suisse), and 6 de la zone Asie-Pacifique (Australie, Japon, Thaïlande).

 

 

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Le groupe de travail de l’UAI chargé de la dénomination des planètes et des satellites des planètes a validé chacun des noms vainqueurs de cette élection, comme prévu dans le règlement de ce concours, et a proposé, lorsque c’était nécessaire, des modifications en plein accord avec les associations ayant proposé ces noms

 

Cependant, après d’intenses délibérations, le groupe de travail a décidé d’annuler le vote pour un exomonde, celui de l’étoile Tau Bootis, car le nom vainqueur du vote n’a pas été jugé conforme aux règles édictées par l’UAI. Un nouveau concours sera donc organisé dans le futur afin de décider du nom de Tau Bootis.

 

Les nouveaux noms adoptés prennent la forme de différentes figures mythologiques provenant d’une grande variété de cultures ainsi que de figures ayant traversé l’histoire de scientifiques célèbres, de personnages de fiction, de cités anciennes, de langues anciennes :

 

 

Etoile

14 Andromedae

Veritate

Planète

14 Andromedae b

Spe

 

Etoile

18 Delphini

Musica

Planète

18 Delphini b

Arion

 

Etoile

42 Draconis

Fafnir

Planète

42 Draconis b

Orbitar

 

Etoile

47 Ursae Majoris

Chalawan

Planète

47 Ursae Majoris b

Taphao Thong

Planète

47 Ursae Majoris c

Taphao Kaew

 

Etoile

51 Pegasi

Helvetios

Planète

51 Pegasi b

Dimidium

 

Etoile

55 Cancri

Copernicus

Planète

55 Cancri b

Galileo

Planète

55 Cancri c

Brahe

Planète

55 Cancri d

Lippershey

Planète

55 Cancri e

Janssen

Planète

55 Cancri f

Harriot

 

Planète

Ain b (epsilon Tauri b)

Amateru

 

Planète

Edasich b (iota Draconis b)

Hypatia

 

Etoile

epsilon Eridani

Ran

Planète

epsilon Eridani b

AEgir

 

Planète

Errai b (gamma Cephei b)

Tadmor

 

Planète

Fomalhaut b (alpha Piscis Austrini b)

Dagon

 

Etoile

HD 104985

Tonatiuh

Planète

HD 104985 b

Meztli

 

Etoile

HD 149026

Ogma

Planète

HD 149026 b

Smertrios

 

Etoile

HD 81688

Intercrus

Planète

HD 81688 b

Arkas

 

Etoile

mu Arae

Cervantes

Planète

mu Arae b

Quijote

Planète

mu Arae c

Dulcinea

Planète

mu Arae d

Rocinante

Planète

mu Arae e

Sancho

 

Planète

Pollux b (beta Geminorum b)

Thestias

 

Etoile

PSR 1257+12

Lich

Planète

PSR 1257+12 b

Draugr

Planète

PSR 1257+12 c

Poltergeist

Planète

PSR 1257+12 d

Phobetor

 

 

 

Etoile

upsilon Andromedae

Titawin

Planète

upsilon Andromedae b

Saffar

Planète

upsilon Andromedae c

Samh

Planète

upsilon Andromedae d

Majriti

 

 

 

Etoile

xi Aquilae

Libertas

Planète

xi Aquilae b

Fortitudo

 

 

Le club d’astronomie vous propose une traduction en français de la signification de ces noms

 

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vous pouvez consulter sur le site Internet en anglais http://nameexoworlds.iau.org/statistics la liste complète des résultats, avec le détail de tous les votes et des associations ayant proposé des noms

 

 

 

Plus d’informations

L’Union Astronomique Internationale est une organisation fondée en 1919, qui regroupe 12 000 astronomes professionnels de près de 100 pays, dont la mission est de promouvoir la science de l’astronomie dans tous ses aspects, au travers de la coopération internationale. L’UAI a aussi la responsabilité d’assigner des désignations officielles aux corps célestes et aux reliefs découverts à leur surface

 

Liens

 

Sze-leung Cheung

IAU International Outreach Coordinator

Tokyo, Japan

Tel: +81-(0)422-34-3896

Cell: +81-80-92742454

Email: cheungszeleung@iau.org

 

Thierry Montmerle

Chair of the IAU Executive Committee Working Group “Public Naming of Planets and Planetary Satellites”

IAU Former General Secretary, Institut d'Astrophysique de Paris

Paris, France

Tel: +33 1 43 25 83 58

Email: montmerle@iap.fr

 

Lars Lindberg Christensen

IAU Press Officer

Garching bei München, Germany

Tel: +49 89 3200 6761

Cell: +49 173 3872 621

Email: lars@eso.org


15/12/2015
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l' exoplanète & l' étoile du club d' astronomie de Toussaint

 

NE M’APPELEZ PLUS HD 149026b…

 

Petite balade dans un monde étrange : celui de l’étoile qui s’appelait HD 149026 jusqu’au mois de novembre 2015, lorsque l’Union Astronomique Internationale a accepté, au terme d’un vote mondial, la proposition du club d’astronomie de Toussaint  de la rebaptiser Ogma, du nom de la déesse celtique de l’écriture, de l’éloquence et de la force. Au terme de ce concours, 573 242 internautes, provenant de 182 pays différents, ont voté. Pour l’étoile HD 149 026 et son exoplanète, l’issue du vote s’est jouée à 49 voix près, les propositions de club de Toussaint recueillant 3713 voix contre 3664 pour les noms Opuntia et Cycla proposés par une école japonaise d’Hokkaïdo.

L’étoile Ogma, située à 257 années-lumière dans la constellation d’Hercule, est visible avec une paire de jumelles

 

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L’étoile Ogma est une étoile semblable à notre Soleil. Elle est située au-dessus du disque de notre galaxie, la Voie Lactée

 

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Autour de cette étoile, une planète initialement appelée HD 149026b a été découverte en 2005.  Elle porte aujourd’hui le nom de Smertrios, proposé par le club d’astronomie de Toussaint en l’honneur de ce dieu gaulois, équivalent de l’Hercule des Romains. Ce qui nous a semblé être logique, puisque l’étoile HD149026 est précisément située dans la constellation d’Hercule

Smertrios a été découverte à l’occasion de son transit devant son étoile. Puis elle a été confirmée par la méthode des vitesses radiales. Le fait d’avoir pu détecter cette exoplanète par ces deux méthodes différentes fait que les astronomes connaissent aujourd’hui à la fois l’orbite, la vitesse, la taille, la masse, la densité de Smertrios. On  ne peut pas en dire autant de toutes les exoplanètes…

Dans le cas de Smertrios, il s’agirait d’une planète géante, gazeuse, d’une taille intermédiaire entre celle des planètes Jupiter et Neptune de notre système solaire.

 

 

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Image NASA/JPL-Caltech

 

Mais alors que Jupiter met 10 ans pour boucler son orbite autour du Soleil, Smertrios n’a besoin que de 2,9 de nos jours terrestres : cette exoplanète est lancée à une vitesse folle sur son orbite autour de son étoile, dont elle est très proche

 

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Cette grande proximité entre l’étoile Ogma et la planète Smertrios génère d’énormes forces de marées gravitationnelles qui font que le mouvement de rotation de la planète est verrouillé de telle sorte qu’elle présente toujours le même hémisphère vers son étoile. Ce phénomène, appelé rotation synchrone par les astronomes, existe également autour de la Terre : la Lune présente toujours la même face vers nous. La rotation synchrone de l’exoplanète Smertrios a pour conséquence qu’un côté de la planète est perpétuellement cuit sous la chaleur de son soleil. Alors que l’autre côté de la planète est par contre un peu plus frais.

 

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Image planetarium de Montpellier

Il y a là une grande différence avec Jupiter, la planète géante de notre système solaire, dont la rotation sur elle-même en 10 heures homogénéise la chaleur. La conséquence de la très grande proximité de Smertrios avec son étoile est une température infernale : entre 1267° et 2040°. Une température où le fer et le plomb fondent.

 

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Si la composition de l’atmosphère de cette planète géante n’a pas encore pu être étudiée directement, les astrophysiciens pensent cependant qu’elle est majoritairement composée de monoxyde et de dioxyde de carbone au sein de laquelle circulent d’épais et brûlants nuages de vanadium et d’oxyde de titane. Bref, un monde  infernal, prototype de ce que les astronomes appellent un "Jupiter chaud" : une boule géante de gaz brûlants.

 

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Smertrios est si chaude que les astronomes estiment qu’elle absorbe la quasi-totalité de la chaleur qu’elle reçoit de son étoile et qu’elle n’en reflète quasiment rien. Les astres qui ne reflètent pas la lumière de leur soleil sont noirs : on pense donc que cette exoplanète est noire comme du charbon. L’exoplanète Smertrios serait donc non seulement la planète la plus chaude connue, mais également la plus noire.

 

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La température de cette planète gigantesque, sombre et étouffante a été mesurée par le télescope spatial Spitzer de la NASA, qui observe l’univers dans l’infra-rouge. Alors que la planète ne reflète pas la lumière visible, sa chaleur l’amène par contre à émettre beaucoup de radiations dans la longueur d’onde infrarouge, que ce satellite peut observer et mesurer facilement.

 

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Image NASA

Plus fort encore : les observations du télescope Spitzer suggèrent également la présence d’un point chaud au milieu de l’hémisphère de la planète qui fait toujours face à son étoile.

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Image NASA/JPL-Caltech/Harvard Smithsonian Institute

Il est probable que sous cette épaisse atmosphère se cache un cœur solide, équivalent à 70 à 90 fois la masse de notre Terre : en effet, Smertrios semble être beaucoup plus dense que ne le laisserait supposer sa taille

 

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Si c’est bien le cas, cette exoplanète apporterait de l’eau au moulin de la théorie du modèle de formation de notre système qui voudrait qu’un grand nuage de gaz et de poussières se soit petit à petit aggloméré en particules de plus en plus massives pour former des planètes, jusqu’à ce que la masse de celles-ci devienne suffisante pour que leur force d’attraction devienne assez puissante pour qu’elles s’entourent d’épaisses atmosphères. Ce à quoi les détracteurs de cette théorie répondent que, de la même manière qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, il ne faut pas prendre le cas de l’exoplanète Smertrios pour une généralité…

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05/10/2015
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éphémérides décembre

 

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Pour disposer de la carte du ciel au-dessus de votre jardin, connectez-vous sur le site Stelvision : il vous suffit d’entrer votre code postal, la date choisie et zou, c’est parti mon kiki ! Vous trouverez également sur ce site un simulateur de télescope qui vous donnera une bonne idée de la vision que peut vous procurer votre instrument

 

PENSEZ A VOUS SERVIR DE VOS MAINS

 

Dans les pages qui suivent, les distances apparentes qui séparent les astres dans le ciel au-dessus de votre jardin sont exprimées en écarts angulaires et, comme tout angle qui se respecte, sont calculées en degrés. Les fractions de degrés sont exprimées en minutes et en secondes d’arc : 1 degré compte 60 minutes d’arc (souvent écrites comme suit : 60’) et chaque minutes d’arc compte elle-même 60 secondes d’arc (60’’). Pour estimer rapidement ces angles, servez-vous de vos mains. C’est assez approximatif, mais çà marche !

 

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Par ailleurs, notez que toutes les heures des éphémérides ci-dessous sont données en Temps Universel (TU). Ajoutez 1 heure pour convertir en heure d’hiver

 

LES PLANETES VISIBLES A L'OEIL NU DURANT LE MOIS :

 

Ce mois, les planètes ne seront visibles que dans le ciel de l’aube : Mars, Jupiter, Vénus avant le 15 décembre, Mercure après le 20 décembre. En soirée, vous ferez ceinture…

 

MERCURE

Mercure réapparaît dans le ciel de l'aube, après le 20 décembre. Elle se lève alors plus d'une heure avant le Soleil mais sa faible luminosité, voisine de la magnitude 1,5, nécessite des jumelles pour tenter de la repérer au raz de l’horizon est-sud-est de Toussaint. Le 31 décembre, elle brille à 4° de hauteur au-dessus de l'horizon, 1 h 15 mn avant le lever du Soleil, et sa magnitude est lors de  -0,3. Elle est alors facile à voir à l’œil nu, sous réserve que votre horizon soit bien dégagé et votre atmosphère bien limpide

 

VENUS

Vénus reste visible, un petit quart d'heure avant le lever du Soleil, au début du mois de décembre mais elle est vite noyée dans l'éclat du jour levant.

 

MARS

Mars est toujours situé à proximité de Spica, l'étoile principale de la constellation de la Vierge. La Planète Rouge se lève 4 h avant le Soleil, le 1er décembre, et son éclat orangé est repérable sans difficulté à une vingtaine de degrés de hauteur au-dessus de l'horizon sud-est de Toussaint, dans le ciel de l'aube. Le 31 mars, elle se lève 4 h ½ avant le Soleil. Son diamètre apparent est de 4,8 secondes d'arc, ce qui ne permet pas encore des observations poussées au télescope.

 

JUPITER

Jupiter, situé dans la constellation de la Balance, se lève 2 h 1/2 avant le Soleil le 1er décembre et un peu plus de 4 h avant, le 31. Sa hauteur au-dessus de l'horizon augmente rapidement et elle redevient observable au télescope. Déjà des jumelles fixées sur un trépied photo permettent de suivre le ballet perpétuel de ses quatre principaux satellites. L'éclat de Jupiter augmente lentement mais sûrement, pour atteindre la magnitude -1,8 le 31 décembre et son diamètre apparent atteint 33 secondes d'arc dans un télescope à la fin de cette année 2017.

Une simple lunette de 60 mm de diamètre suffit pour suivre le ballet quotidien d’Io, Europe, Ganymède, Callisto, les 4 principales lunes de Jupiter. Les plus belles configurations (éclipses, passage de l’ombre d’un satellite devant le disque de Juju, etc…) sont signalées plus loin, dans les éphémérides au jour le jour.

 

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Aspect de Jupiter aux jumelles/ photoPh. Ledoux – ASCT astronomie

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Les grandes bandes nuageuses tropicales et les tourbillons de l’atmosphère tumultueuse de Jupiter sont visibles dans un télescope d’au moins 114 mm de diamètre.

 

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Nomenclature internationale des bandes nuageuses de Jupiter

 

Pour l'observation visuelle de la Grande Tache Rouge, un instrument de plus de 100 mm est nécessaire. Vous trouverez ci-dessous les heures de passage de la Grande Tache Rouge au méridien central de Jupiter, c'est à dire au méridien 0°, qui fait face à l'observateur terrestre.

 

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SATURNE

Saturne disparaît rapidement dans les lueurs du crépuscule. Nous la retrouverons à l'aube, courant janvier.

 

En décembre, Uranus culmine dans la constellation des Poissons 2 heures après la fin du crépuscule, le 1er décembre, et moins d'une heure après, le 31 décembre. Elle reste donc facilement observable au télescope

 

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Neptune, dans la constellation du Verseau, passe au méridien à près de 35° de hauteur au-dessus de l'horizon de Fécamp, à la fin  du crépuscule. Un télescope est indispensable pour la repérer


LA STATION SPATIALE INTERNATIONALE

La Station spatiale internationale (ISS) est observable en France métropolitaine 1 à 2 fois chaque soir jusqu'au 17 décembre avant de disparaître du ciel fécampois pour réapparaître le 26 dans le ciel de l'aube

L'éclat de l'ISS est suffisamment puissant lors des meilleurs passages pour qu'elle soit visible dans un ciel bleu avant même le coucher du Soleil ou peu après son lever ; le site Heavens-Above annonce ce genre de passages. Vous trouverez un mode d’emploi  en français sur le site Internet de Guillaume Cannat, l’auteur du Guide du ciel, pour vous guider dans votre navigation sur Heavens-Above

 

 

LES EPHEMERIDES AU JOUR LE JOUR :

 

Le 1er :

Minimum d'éclat de l'étoile variable Algol de la constellation de Persée, à 0 h.

Les autres minima visibles ce mois-ci se produisent le 3 à 21 h, le 6 à 18 h, le 18 à 5 h, le 21 à 2 h, le 23 à 23 h et le 26 à 20 h.

Tous les autres minima ont lieu en plein jour et sont donc inobservables. A son maximum, l'éclat d'Algol est proche de la magnitude 2,1, ce qui est suffisant pour qu'elle soit bien visible à l'œil nu, même dans des ciels urbains médiocres. Il est ainsi possible de suivre sa variation depuis une fenêtre ou un balcon, soir après soir. Vous pouvez comparer l'éclat d'Algol à tout moment avec celui de l’étoile toute proche Almach (= Gamma Andromède) qui reste stable à 2,1, ou avec celui de l’étoile Epsilon Persée, qui est de 2,9. Algol est la première étoile variable que les astronomes soient parvenus à identifier.

 

 

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Profitez également de ce week-end pour repérer le très bel amas ouvert d’étoiles NGC 752, situé dans la constellation d’Andromède. Il se situe à un peu moins de 5° au sud sud-ouest d’Almach, l'une des plus belles étoiles doubles colorées de la voûte céleste, sur laquelle nous vous proposons de vous arrêter quelques instants avant de poursuivre votre chemin vers NGC 752. Il faut télescope avec un faible grossissement et un large champ, pour admirer cet ensemble magnifique puisque NGC 752 couvre un peu plus de 50 minutes d'arc dans le ciel (pour mémoire, la lune recouvre une surface de 30 minutes d’arc). Découvert au milieu du XVIIe siècle par l'astronome anglais William Herschell, cet amas réunit des dizaines d'étoiles dont l'éclat s'étale de la 7ème à la 12ème magnitude. NGC 752 se situerait à quelque 1300 années-lumière de nous.

 

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Le 2 :

Les quatre principaux satellites de Jupiter (Europe, Io, Ganymède et Callisto) sont alignés dans cet ordre à l'ouest du disque de la planète géante. À observer à l’aube, dans des jumelles montées sur un trépied photographique ou dans une petite lunette astronomique

 

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La Lune accompagne l'amas d'étoiles des Pléiades tout au long de la nuit du 2 au 3 décembre

Dans la nuit du 2 au 3 décembre, entre 5 h 09 m et 5 h 14 m TU, il y a une bonne chance de voir, depuis la Normandie, l’astéroïde 561 Ingwelde occulter pendant quelques secondes une petite étoile de magnitude 9,8. Toussaint se trouve dans la bande de totalité d’où ce phénomène devrait être théoriquement visible, sachant que la prévision de ce type d’évènement n’est pas parfaitement fiable en raison des nombreuses incertitudes qui entachent les calculs des orbites des astéroïdes. Plus de détails sur le site internet de Steve Preston

 

Le 3 :

Conjonction entre la Lune et Aldebaran, l'étoile principale de la constellation du Taureau, à 13 h 13. Lorsque la Lune se lève, au crépuscule, elle est encore située à 3,2° à l'est d’Aldebaran.

Pleine Lune à 15 h 47. Il s’agit de la plus grosse Pleine Lune de toute l’année 2017 : 33’ d’arc de diamètre apparent. En effet, notre satellite passe aujourd’hui au plus près de la Terre (357 496 km)

 

Le 5 :

Occultation à 2 h 38 par la Lune de l'étoile 71 Ori (constellation d'Orion - magnitude 5,2). Réapparition de l'étoile à 3 h 17. Les 2 astres sont alors à 51,5° au-dessus de l’horizon de Toussaint et la fraction éclairée de la Lune est de 97 %

 

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Notez que ces horaires ont été calculés pour la région fécampoise. Si vous observez depuis un autre lieu, ils peuvent varier de plusieurs minutes. Si vous êtes dans ce cas de figure, par précaution, commencez vos observations à l’avance

L’astéroïde 3 Junon passe à 0,5° au nord de la galaxie NGC 6822, dans la constellation du Sagittaire

Maximum d’éclat de l'étoile Delta Cephei à 17 h. Les autres maxima du mois se produisent le 11 à 1 h, le 16 à 10 h, le 21 à 19 h et le 27 à 4 h.

Située au sud de la constellation de Céphée, Delta Cephei est le prototype des céphéides, ces étoiles géantes variables dont la période est strictement liée à la luminosité. Cette caractéristique physique a permis aux astronomes de les utiliser pour déterminer la distance d'autres galaxies dans lesquelles on les a identifiées. Delta Cephei passe de la magnitude 3,5 à 4,4 au cours d'un cycle d'une régularité métronomique de 5 jours 8 heures 47 minutes et 32 secondes; sa baisse de luminosité est un peu plus lente que sa remontée qui s'effectue en un peu moins de deux jours. Comparez son éclat à celui des étoiles qui l'entourent et dont la magnitude est indiquée sur le schéma voisin. Delta Cephei est une étoile supergéante, près de cinq fois plus massive et 2000 fois plus lumineuse que le Soleil, dont le diamètre réel doit être proche de 40 fois celui de notre étoile, soit plus de 55 millions de kilomètres.

 

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Le 6 :

Callisto, l'un des quatre principaux satellites de Jupiter, survole le pôle sud de la planète géante du système solaire, à 6 h.

 

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Conjonction entre la Lune et l'étoile Pollux, de la constellation de Gémeaux, à 10 h. Au début de la soirée du 6 décembre, la lune gibbeuse est visible dans le prolongement de l'alignement formé par les étoiles Castor et Pollux.

 

Le 8 :

Profitez du week-end, en début de nuit, avant que la Lune ne se lève, pour essayer de repérer la galaxie Messier 77. Située dans la constellation de la Baleine, au-dessus de l'horizon est de Toussaint, commencez par repérer l'étoile Mira puis, à moins de 1° à l'est de l'étoile Delta de la Baleine, des jumelles devraient vous montrer une petite nébulosité très pâle : M77. Dans une lunette astronomique de 80 mm de diamètre, vous distinguerez une tache lumineuse entourée d'un léger halo. Avec des instruments d'un diamètre plus important, on commence à percevoir des détails dans la structure de cette galaxie spirale à trois bras

 

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Conjonction entre la Lune et Regulus, l'étoile principale de la constellation du Lion, à 23 h 17. Dans la moitié est de la France, Regulus sera carrément occultée par la Lune au moment de son lever. Pour les observateurs situés plus à l'ouest, comme ceux de Fécamp, les deux astres se lèveront collés l'un à l'autre.

 

Le 10 :

Période de libration maximale en longitude pour la Lune. Juste avant le Dernier Quartier lunaire, l'éclairage est parfait pour parcourir la chaîne montagneuse des Apennins. Les sommets qu'elle abrite sont pour certains juchés à plus de 5000 m au-dessus des étendues soyeuses de la Mer des Pluies. Le Dernier Quartier se produit à 7 h 51.

 

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Pour retrouver votre chemin parmi le fouillis des cratères de la Lune, téléchargez gratuitement le magnifique Atlas Virtuel de la Lune  de Christian Legrand et Patrick Chevalley. Et pour en savoir un peu plus sur les librations de la Lune, consultez notre page qui explique ce curieux phénomène de balancement de la Lune sur son orbite

 

Le 13 :

Conjonction entre la Lune et Spica, l'étoile principale de la constellation de la Vierge, à 2 h 33. À l'aube, 1 h 30 avant le lever du Soleil, l’étoile Spica, la planète Mars et le joli croissant lunaire dessinent un triangle à 25° au-dessus de l'horizon sud-est de Fécamp. La conjonction entre la Lune et Mars se produit un peu plus tard, en soirée, à 19 h 23 (séparation : 4°)

 

Le 14 :

À 5 h du matin, joli regroupement d'Europe Ganymède et Callisto, trois des principaux satellites de Jupiter, à l'est de la planète géante. Le quatrième satellite, Io, est situé à l'ouest.

Maximum théorique de l'essaim d'étoiles filantes des Géminides, dont la période d'activité s'étend du 7 au 17 décembre. Le taux horaire zénithal de cet essaim d'étoiles filantes peut aller jusqu'à 120 par heure. Ces météorites sont associées à l'astéroïde 3200 Phaéton, qui est peut-être le noyau inactivé d’une ancienne comète, qui tourne en près de 1,5 années autour du Soleil en passant très près de l'orbite terrestre (moins de 40 000 km). Cette année, le pic maximal devrait se produire entre le 13, à 13 h 50 et le 14 décembre, à 11 h 00. Ces belles étoiles filantes sont assez lentes et courtes mais, chaque année, nous offrent en prime quelques bolides extrêmement brillants, qui laissent parfois une traînée perceptible à l'œil nu pendant plusieurs secondes. Chaque année les Géminides offrent un très joli spectacle. Cette année, la Lune ne devrait pas vous gêner, à quelques jours de sa phase nouvelle. Reste à savoir si la météo normande sera de la fête…

 

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À 16 h 58, conjonction entre la Lune et la planète Jupiter. Le 14 et le 15 décembre, 1 h 30 avant le lever du Soleil, la Lune encadre Jupiter et sa voisine, l'étoile Zubenelgenubi de la Balance.

 

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À 18 h 34, conjonction entre la Lune et l'astéroïde Vesta, qui se trouve alors à 0,2° au nord de notre satellite.

 

Le 15 :

Très joli triangle formé par Europe, Ganymède et Callisto, trois des quatre principaux satellites de Jupiter, à l'ouest de la planète géante. Le quatrième satellite, Io, se trouve à l'est.

Profitez du week-end pour aller à la découverte d'une nébuleuse planétaire, NGC 6905. Située dans l'alignement des étoiles Delta et Alpha de la constellation du Dauphin, elle est visible dans de petits instruments. Mais c'est dans un télescope de 250 à 400 mm qu'elle devient intéressante, car son éclat est relativement faible. Dans un grand télescope, on perçoit sa coloration bleutée. L'étoile qui a donné naissance à cette nébuleuse planétaire est une étoile extrêmement active et chaude, dont la température de surface est estimée à plus de 150 000° (pour mémoire celle du Soleil n'est que de 5800°)

 

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Le 16 :

Dans la soirée du 16 décembre, entre 21 h 43 m et 21 h 58 m TU, il y a une bonne chance de voir, depuis la Normandie, l’astéroïde 856 Backlunda occulter pendant quelques secondes une petite étoile de magnitude 11,9 (ben oui, çà ne fait pas bezef…). Toussaint se trouve dans la bande de totalité d’où ce phénomène devrait être théoriquement visible, sachant que la prévision de ce type d’évènement n’est pas parfaitement fiable en raison des nombreuses incertitudes qui entachent les calculs des orbites des astéroïdes. Plus de détails sur le site internet de Steve Preston

 

Le 17 :

À l'aube, tentez de repérer un très fin croissant lunaire de 1 %. À 6 h 40 il est âgé de 24 heures avant la Nouvelle Lune et se situe à 1,5° de hauteur et à 118° d'azimut sur l'horizon de Toussaint, alors que le Soleil est à 8° sous cet horizon.

 

Le 18 :

Nouvelle Lune à 6 h 30

 

Le 19 :

Au crépuscule tentez de repérer la réapparition du fin croissant lunaire, de 1,9 %. À 17 h 20, il est âgé de 35 heures après la Nouvelle Lune et se situe à 2° de hauteur et à 238° d'azimut sur l'horizon de Toussaint, pendant que le Soleil est à 10° sous cet horizon.

 

Le 20 :

L’astéroïde 8 Flora passe à 0,8° au sud de l'étoile Mekbuda des Gémeaux.

 

Le 21 :

À 5 h, Europe et Ganymède forment une jolie paire d'astres à l'est du disque de la planète géante Jupiter. Io, lui, est situé tout contre le limbe ouest de Jupiter.

C’est aujourd’hui que les marchands d’horoscopes et les astrologues de tout poil nous annoncent que le Soleil entre dans le signe astrologique du Capricorne. Mais en réalité, il est entré depuis le 18 décembre déjà dans la constellation du Sagittaire. Dur, dur le métier de charlatan…

 

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Plus sérieusement, le solstice de décembre sur Terre se produit à 16 h 28. C'est le début de l'hiver dans l'hémisphère Nord.

 

Le 22 :

À 5 h, Jupiter passe à 0,7° au nord de l'étoile Zubenelgenubi, l’étoile principale de la constellation de la Balance. À l'aube du 23 décembre, les deux astres sont visibles à 15° de hauteur au-dessus de l'horizon sud-est de Fécamp. La planète Jupiter est 60 fois plus lumineuse que l'étoile

Maximum théorique à 14 h de l'essaim météoritique des Ursides pour la période d'activité s'étend du 17 au 26 décembre. Le radiant se situe à proximité de l'étoile Kochab, de la constellation de la Petite Ourse et est donc visible toute la nuit. En général, le taux zénithal moyen dépasse souvent les 10 étoiles filantes par heure avec parfois des sursauts jusqu'à 35 voire 50. Cet essaim météoritique est associé aux débris de la comète périodique 8P Tuttle, qui repasse à proximité du Soleil tous les 13,6 années. Ces étoiles filantes sont généralement assez peu lumineuses et nécessitent donc un ciel dépourvu de pollution lumineuse pour être observées correctement.

 

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Profitez du week-end pour aller admirer le double amas de Persée. Située loin au-dessus de l'horizon est de Fécamp, à mi-chemin entre les constellations de Cassiopée et de Persée, ce double amas d'étoiles est déjà perceptible à l'œil nu comme une petite tache floue et des jumelles permettront de le repérer sans difficulté. Dans une lunette astronomique de 60 mm de diamètre, vous pourrez admirer ces deux amas d'étoiles situés côte à côte. Avec un télescope d’un diamètre plus important, vous pourrez admirer également la couleur tantôt rubis, tantôt diamant de ces étoiles jetées sur le velours sombre de la nuit.

 

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Le 23 :

À 18 h 50, l'étoile 42 Aqr (constellation du Verseau - magnitude 5,3) est occulté par la Lune. Elle réapparaît à 19 h 59. Les deux astres sont alors à 9° au-dessus de l'horizon de Toussaint et la fraction éclairée de notre satellite est de 25 %.

 

Le 24 :

Conjonction entre la Lune et la planète Neptune à 13 h 43 (séparation : 1,4°)

 

Le 25 :

Comme cadeau de Noël, allez vous balader dans la somptueuse nébuleuse de la constellation d'Orion, M42.

 

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Le 26 :

Premier Quartier de Lune à 9 h 20

Dans la soirée du 26 décembre, entre 20 h 13 m et 20 h 26 m TU, il y a une bonne chance de voir, depuis la Normandie, l’astéroïde 772 Tanete occulter pendant quelques secondes une petite étoile de magnitude 11,1 (ben oui, çà ne fait pas bezef…). Toussaint se trouve dans la bande de totalité d’où ce phénomène devrait être théoriquement visible, sachant que la prévision de ce type d’évènement n’est pas parfaitement fiable en raison des nombreuses incertitudes qui entachent les calculs des orbites des astéroïdes. Plus de détails sur le site internet de Steve Preston

 

Le 27 :

Période de libration minimale en longitude pour la Lune, permettant de très bien observer le superbe cratère Clavius, situé dans le sud de notre satellite. Ce cratère de 225 km de diamètre est très spectaculaire, avec des gradins qui culminent à 4600 m d'altitude, délicatement ciselés, et son fonds impacté de petits cratères. Selon l'angle d'incidence de la lumière du Soleil, le fond de Clavius prend des nuances d'un camaïeu de gris toujours renouvelé.

 

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Pour retrouver votre chemin parmi le fouillis des cratères de la Lune, téléchargez gratuitement le magnifique Atlas Virtuel de la Lune  de Christian Legrand et Patrick Chevalley. Et pour en savoir un peu plus sur les librations de la Lune, consultez notre page qui explique ce curieux phénomène de balancement de la Lune sur son orbite

Conjonction entre la Lune et la planète Uranus à 20 h 57 (séparation : 4,3°)

 

Le 28 :

Les quatre principaux satellites de Jupiter, Io, Europe, Ganymède et Callisto sont alignés dans leur ordre naturel à l'est disque de la planète géante du système solaire. À voir avec des jumelles montées sur un trépied photographique ou bien dans une petite lunette astronomique.

À 19 h 22, l'étoile 73 Cet (constellation la Baleine - magnitude 4,3) est occultée par la Lune. Elle réapparaît à 20 h 31. Les deux astres sont alors à 48° au-dessus de l'horizon de Toussaint et la fraction éclairée de notre satellite est de 75 %.

Notez que ces horaires ont été calculés pour la région fécampoise. Si vous observez depuis un autre lieu, ils peuvent varier de plusieurs minutes. Si vous êtes dans ce cas de figure, par précaution, commencez vos observations à l’avance

Dans la soirée du 28 décembre, entre 22 h 14 m et 22 h 32 m TU, il y a une bonne chance de voir, depuis la Normandie, l’astéroïde 326 Tamara occulter pendant quelques secondes une petite étoile de magnitude 11,6 (ben oui, çà ne fait pas bezef…). Toussaint se trouve dans la bande de totalité d’où ce phénomène devrait être théoriquement visible, sachant que la prévision de ce type d’évènement n’est pas parfaitement fiable en raison des nombreuses incertitudes qui entachent les calculs des orbites des astéroïdes. Plus de détails sur le site internet de Steve Preston

 

Le 29 :

Nous vous proposons ce week-end d’observer une très belle étoile double, située dans la constellation du Dragon. Omicron est une étoile géante orange, de magnitude 4,6 et, située à 30 secondes d'arc d’elle, sa compagne de magnitude 7,8 arbore une couleur bleutée. Si vous aimez la couleur, après avoir observé Omicron, décalez votre télescope de 1° vers l'ouest pour aller ensuite observer l'étoile Sigma 2398. Il s'agit d'un système binaire réunissant deux étoiles d'un rouge profond, des naines rouges, situé à seulement 11,5 années-lumière de la Terre. La masse de chacune de ces étoiles naines ne vaut qu'un quart de celle du Soleil et leur magnitude apparente est de respectivement 8,9 et 9,7. Ces deux étoiles sont séparées par 15 secondes d'arc.

 

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Le 30 :

Conjonction entre la Lune et l’amas d'étoiles des Pléiades à 8 h 44 (séparation : 9,1°)

A 17 h 04, la Lune occulte l’étoile Gamma Tau (constellation du Taureau – magnitude 3,65). L’étoile réapparait à 17 h 58 et les deux astres sont alors à un peu moins de 34° au-dessus de l’horizon fécampois

Puis, à 21 h 19, la Lune occulte l’étoile 75 Tau (constellation du Taureau – magnitude 4,96). L’étoile réapparait à 22 h 32 et les deux astres sont alors à 55,5° au-dessus de l’horizon fécampois

Notez que ces horaires ont été calculés pour la région fécampoise. Si vous observez depuis un autre lieu, ils peuvent varier de plusieurs minutes. Si vous êtes dans ce cas de figure, par précaution, commencez vos observations à l’avance

 

Le 31 :

Dans la nuit du 30 au 31, occultation à 1 h 19 m TU par la Lune d’Aldebaran, l'étoile principale (magnitude 0,85) de la constellation du Taureau. Aldebaran réapparait à 1 h 58. Les deux astres sont alors à 31,5° au-dessus de l’horizon de Toussaint et la fraction éclairée de notre satellite est de 93 %. 

 

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Cette occultation ne concerne que les observateurs du nord de la France. Pour les autres observateurs, il n’y aura qu’une conjonction serrée entre la Lune et Aldebaran pendant la nuit du 30 au 31 décembre, la lune gibbeuse traversant l’amas d’étoiles des Hyades pour se diriger vers l'étoile Aldebaran.

 

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À 4 h, un joli triangle formé par les satellites Io, Europe et Callisto est visible à l'est de Jupiter, la planète géante du système solaire.

Si vous disposez d'un site avec un horizon bien dégagé vers le sud-est, vous pourrez repérer 1 h 30 avant le lever du Soleil, à quelques degrés de hauteur au-dessus de l’horizon fécampois, la planète Mercure et Antarès, l'étoile principale de la constellation du Scorpion, et, un peu plus haut, le joli trio formé par les planètes Jupiter et Mars et l’étoile Zubenelgenubi

 

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La Lune du mois

 

Pleine Lune : le 3 décembre

Dernier Quartier : le 10 décembre

Nouvelle Lune : le 18 décembre

Premier Quartier : le 26 décembre

 

Si vous souhaitez disposer d'éphémérides complètes sur support papier, nous vous conseillons d'acheter le Guide du Ciel de Guillaume Cannat : les conjonctions de planètes, leurs heures de lever, de coucher, les cartes du ciel mois après mois, des conseils pour se servir d'un télescope, tout, absolument tout, est dans ce bouquin qui, au fil des années, est devenu ZE référence. A consommer sans aucune modération. Une version allégée de ce guide existe également, pour celles et ceux d'entre vous qui ne disposent pas d'autre instrument que leurs yeux pour admirer le ciel.

 

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26/11/2017
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édito du mois


06/09/2017
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astéroïde Fécamp

 

L’astéroïde 6177 Fécamp

 

 

 

En 2015, l'Union Astronomique Internationale a organisé le concours « NameExoWorlds », qui avait permis pour la première fois au grand public de donner des noms à 14 étoiles et 31 exoplanètes extérieures à notre système solaire.

 

 

 

Fondée en 1919, l'Union Astronomique Internationale (IAU) est l’ONU des astronomes. Elle rassemble plus de 10 000 astronomes professionnels de presque 100 pays. Sa mission est de promouvoir et sauvegarder l'astronomie dans tous ses aspects par la collaboration internationale. L'IAU est aussi l'autorité reconnue internationalement pour donner des noms officiels à tous les corps célestes ainsi qu’aux détails visibles à leurs surfaces.

 

 

 

Dans ce cadre, les noms de Ogma et Smertrios, proposés par le club d'Astronomie de Toussaint pour  l'étoile HD 149 026 et sa planète, avaient été retenus. Ces noms sont aujourd’hui devenus les désignations officielles de cette exoplanète et de son étoile.

 

 

 

Pour récompenser tous les gagnants de ce concours inhabituel, l'Union Astronomique Internationale leur a offert de nommer également des astéroïdes du système solaire.

 

 

 

Après approbation par l'Union Astronomique Internationale via sa Division Small Bodies Nomenclature (SBN   : Nomenclature des Petits Corps), 17 de ces planètes mineures ont ainsi reçu les noms d'astronomes, d'éducateurs, d'auteurs, de poètes, de danseurs, ainsi que des noms ou des emplacements d'organisations astronomiques.

 

 

 

6177_Fecamp-01.jpg

 

 

 

Pour sa part, le Club d'Astronomie de Toussaint a donné le nom de « Fécamp » à l’astéroïde 6177 1986 CE2. Ce petit corps rocheux a été découvert le 12 février 1986 par l’astronome Henri Debehogne depuis l’Observatoire Européen du Sud situé à La Silla (Chili). Cet astéroïde tourne autour du Soleil en 3,27 années quelque part entre les orbites des planètes Mars et Jupiter

 

 

 

6177-Fecamp_orbit-diagram.jpg

 

 

 

Un astéroïde est une planète mineure du système solaire. ). Un astéroïde est composé de roches, de métaux et de glaces. Le seuil de détection d’un astéroïde par les télescopes est de l'ordre du mètre mais certains astéroïdes peuvent atteindre plusieurs centaines de kilomètres. Le plus gros d’entre eux, Cérès, avoisine 1 000 km, et a une forme sphérique

 

 

 

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Mais en général, les astéroïdes sont bien plus petits et bien plus irréguliers. L’astéroïde 6177 Fécamp ne  mesure que 4,8 km de diamètre

 

 

 

6177-asteroides-tailles.jpg

 

 

 

6177 Fécamp orbite entre Jupiter et Mars avec une myriade d’autres  petits compagnons, formant ce que les astronomes appellent la ceinture principale d’astéroïdes. Cette ceinture est située entre 250 et 650 millions de kilomètres de nous

 

 

 

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Il existe dans notre système solaire une deuxième ceinture d’astéroïdes , bien plus lointaine, située au fin fond du système solaire, au-delà de l’orbite de Pluton. Cette ceinture, appelée ceinture de Kuiper, contient également d’innombrables comètes. C’est dans cette région qu’ont été rejetés, au moment de la naissance de notre système solaire, tous les petits corps qui ne sont pas parvenus à s’agglomérer pour former des planètes. La ceinture de Kuiper se trouve entre 4,5 et 8 milliards de kilomètres de nous

 

 

 

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Les astronomes ont pu observer dans notre galaxie des étoiles très jeunes, qui sont au stade où était notre Soleil voici 4,5 milliards d’années. C’est le cas des étoiles HL Tauri et T Tauri, qui sont entourée d’un disque proto-planétaire de poussières. Une fois que ce disque se sera condensé en planètes, le restant des poussières sera expulsé vers l’extérieur de ces systèmes en formation, exactement comme cela fut le cas pour notre système solaire

 

 

 

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Certains astéroïdes croisent l’orbite de la Terre : les astéroïdes géocroiseurs. Ils font les délices des films-catastrophes….

 

 

 

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Mais, en fait, les risques de collisions entre ces astéroïdes et le sol de la Terre sont extrêmement faibles : la majorité des astéroïdes sont bien trop petits pour nous atteindre. Ils se consument dans notre atmosphère avant de toucher le sol, formant alors une étoile filante particulièrement brillante, appelée bolide. Statistiquement, environ 200 de ces astéroïdes, d’un diamètre inférieur à 10 m, viennent tous les ans brûler dans notre atmosphère

 

 

 

Seuls les gros astéroïdes peuvent causer des dégâts, comme celui qui a explosé au-dessus de la Russie en 2013. Mais ils sont heureusement beaucoup plus rares : en moyenne, un astéroïde de 10 à 100 m de diamètre par siècle. Le célèbre Meteor Crater, en Arizona, aurait ainsi été créé par un astéroïde d’une quinzaine de mètres de diamètre

 

 

 

6177-arizona.jpg

 

 

 

Le 30 juin 1908, un astéroïde analogue a explosé au-dessus du sol de la Sibérie, ravageant toutes les forêts dans un rayon de 20 km. Le corps rocheux responsable de cet impact n’a jamais été retrouvé, s’étant probablement désintégré dans l’atmosphère juste avant de toucher le sol

 

 

 

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Quant aux astéroïdes de 100 m à 1 km de diamètre, la Terre n’en  croise sur sa route qu’un seul tous les 5000 à 30 000 ans. On pense que c’est l’impact d’un de ces très gros --- mais heureusement très rares – astéroïdes qui est responsable de la disparition des dinosaures. Les géologues sont parvenus à retrouver la trace de cet impact géant au Guatemala, dans la presqu’île du Yucatan

 

 

 

6177-chicxulub.jpg

 

 

 

Pour en savoir un peu plus sur les différentes familles d’astéroïdes, consultez dans les archives du club d’astronomie de Toussaint le dossier que nous leur avions consacré

 

 

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Press Release

 

Target release: Feb 17 Friday 09:00 UTC (10:00 CET, 18:00 JST)

 

Joint release with winners and national contacts coordinated by OAO

 

 

 

17 Minor Planets Named by NameExoWorld Contest Winners

 

 

 

In 2015, the IAU organised the NameExoWorlds contest, which provided the first opportunity for the public to submit names for exoplanets and their stars. As a result, the names of 19 ExoWorlds (14 stars and 31 exoplanets orbiting them) were chosen by public vote, and accepted by the IAU. These names became the official designations of the exoplanets and stars.

 

 

 

As a reward to the winners, they were given the exciting opportunity to name minor planets in our Solar System. The IAU, via its Division F Working Group Small Bodies Nomenclature (SBN), recently approved the new names of 17 minor planets after the winners made their proposals.

 

 

 

The 17 names are named after astronomers, educators, authors, poets, and dancers, as well as the names and locations of astronomical organisations.

 

 

 

Minor Planet Number

Minor Planet Name

Proposer

(6118) 1986 QX3

Mayuboshi [1]

(6117) 1985 CZ1

Brevardastro

(6125) 1989 CN

Singto

(6126) 1989 EW1

Hubelmatt

(6133) 1990 RC3

Royaldutchastro

(6134) 1990 RA5

Kamagari

(6138) 1991 JH1

Miguelhernández

(6142) 1993 EP

Tantawi

(6159) 1991 YH

Andréseloy

(6177) 1986 CE2

Fécamp

(6187) 1988 RD5

Kagura

(6192) 1990 KB1

Javiergorosabel

(6196) 1991 UO4

Bernardbowen

(6212) 1993 MS1

Franzthaler

(6215) 1973 EK

Mehdia

(6217) 1975 XH

Kodai

(11780) 1942 TB

Thunder Bay

 

 

 

The proposers are to be awarded a plaque and certificates for “their” ExoWorld and Minor Planet commemorating their contribution to astronomy.

 

 

 

A full list of the citation of the minor planets can be found at the IAU Minor Planet Circular.

 

 

 

Notes

 

[1] The spelling of Mayuboshi (current spelling — Mayubosh) will be corrected in the March 2017 issue of IAU Minor Planet Circular.

 

 

 

More Information

 

The IAU is the international astronomical organisation that brings together more than 10 000 professional astronomers from almost 100 countries. Its mission is to promote and safeguard the science of astronomy in all its aspects through international cooperation. The IAU also serves as the internationally recognised authority for assigning designations to celestial bodies and the surface features on them. Founded in 1919, the IAU is the world's largest professional body for astronomers.

 

 

 

Graphics:

 

1 overall infographic

 

+ 17 images on the orbit of each minor planet

 

Are in preparation

 

 

 

Contacts

 

Sze-leung Cheung

 

IAU International Outreach Coordinator

 

Tokyo, Japan

 

Tel: +81-(0)422-34-3896

 

Cell: +81-80-92742454

 

Email: cheungszeleung@iau.org

 

 

 

Gareth Williams

 

Associate Director, IAU Minor Planet Center

 

Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, USA

 

Email: gwilliams@cfa.harvard.edu

 

 

https://docs.google.com/document/d/1NdAqBRdkTdTJe6d2vrYfSci0JGShgZEkeOBtDjAN1Mw/edit

 

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MPC.jpg

 

  http://www.minorplanetcenter.net/iau/ECS/MPCArchive/2017/MPC_20170212.pdf

 

 

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iau1701a.jpg

 

 

 

 

 Carte d'identité

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=6177

 

carte identité.jpg

 

 





17/02/2017
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