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les résultats du vote

le communiqué officiel de l' Union Astronomique Internationale

 

   

Les votes publics proposant des noms pour 19 “Exomondes” (14 étoiles et 31 exoplanètes en orbite autour d’elles)  viennent d’être entérinés par l’Union Astronomique Internationale. Reflétant l’intérêt international pour l’astronomie, ce sont plus d’un demi-million de votes issus de 182 pays qui ont contribué aux nouvelles désignations officielles de ces mondes lointains.

 

Pendant des millénaires, les peuples ont donné des noms aux objets célestes. Aujourd’hui, c’est l’Union Astronomique Internationale, l’organisation fondée en 1919, qui regroupe 12 000 astronomes professionnels de près de 100 pays qui porte la responsabilité d’assigner des désignations officielles aux corps célestes et aux reliefs découverts à leur surface. Le concours “Donnez un nom aux exomondes” a offert pour la première fois la possibilité au grand public de donner un nom aux exoplanètes et à leurs étoiles. Les noms qui l’ont emporté pourront être utilisés librement parallèlement aux désignations scientifiques déjà existantes, sous réserve que soient mentionnés les clubs et les organisations qui les ont proposés.

 

Lors de la clôture du vote, le 31 octobre 2015, un total de 573 242 suffrages du public ont permis de donner un nom à 31 exoplanètes et leurs 14 étoiles-hôtes, situées bien au-delà de notre propre étoile. Les clubs et associations ayant proposé les noms retenus recevront une plaque commémorant leur contribution et il leur sera donner l’excitante possibilité de choisir un nom pour un astéroïde.

 

Le public a pu voter pour 274 noms d’exomondes proposés par une très grande variété d’organisations astronomiques , issus de 182 pays, et incluant  des groupes amateurs d’astronomie, des écoles, des universités et des planétariums. Les noms qui ont retenu les suffrages proviennent de tout le globe terrestre : 4 sont issus de l’Amérique du Nord (USA, Canada), 1 d’Amérique latine (Mexique), 2 du Moyen-Orient et de l’Afrique (Maroc, Syrie), 6 d’Europe (France, Italie, Pays-Bas, Espagne, Suisse), and 6 de la zone Asie-Pacifique (Australie, Japon, Thaïlande).

 

 

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Le groupe de travail de l’UAI chargé de la dénomination des planètes et des satellites des planètes a validé chacun des noms vainqueurs de cette élection, comme prévu dans le règlement de ce concours, et a proposé, lorsque c’était nécessaire, des modifications en plein accord avec les associations ayant proposé ces noms

 

Cependant, après d’intenses délibérations, le groupe de travail a décidé d’annuler le vote pour un exomonde, celui de l’étoile Tau Bootis, car le nom vainqueur du vote n’a pas été jugé conforme aux règles édictées par l’UAI. Un nouveau concours sera donc organisé dans le futur afin de décider du nom de Tau Bootis.

 

Les nouveaux noms adoptés prennent la forme de différentes figures mythologiques provenant d’une grande variété de cultures ainsi que de figures ayant traversé l’histoire de scientifiques célèbres, de personnages de fiction, de cités anciennes, de langues anciennes :

 

 

Etoile

14 Andromedae

Veritate

Planète

14 Andromedae b

Spe

 

Etoile

18 Delphini

Musica

Planète

18 Delphini b

Arion

 

Etoile

42 Draconis

Fafnir

Planète

42 Draconis b

Orbitar

 

Etoile

47 Ursae Majoris

Chalawan

Planète

47 Ursae Majoris b

Taphao Thong

Planète

47 Ursae Majoris c

Taphao Kaew

 

Etoile

51 Pegasi

Helvetios

Planète

51 Pegasi b

Dimidium

 

Etoile

55 Cancri

Copernicus

Planète

55 Cancri b

Galileo

Planète

55 Cancri c

Brahe

Planète

55 Cancri d

Lippershey

Planète

55 Cancri e

Janssen

Planète

55 Cancri f

Harriot

 

Planète

Ain b (epsilon Tauri b)

Amateru

 

Planète

Edasich b (iota Draconis b)

Hypatia

 

Etoile

epsilon Eridani

Ran

Planète

epsilon Eridani b

AEgir

 

Planète

Errai b (gamma Cephei b)

Tadmor

 

Planète

Fomalhaut b (alpha Piscis Austrini b)

Dagon

 

Etoile

HD 104985

Tonatiuh

Planète

HD 104985 b

Meztli

 

Etoile

HD 149026

Ogma

Planète

HD 149026 b

Smertrios

 

Etoile

HD 81688

Intercrus

Planète

HD 81688 b

Arkas

 

Etoile

mu Arae

Cervantes

Planète

mu Arae b

Quijote

Planète

mu Arae c

Dulcinea

Planète

mu Arae d

Rocinante

Planète

mu Arae e

Sancho

 

Planète

Pollux b (beta Geminorum b)

Thestias

 

Etoile

PSR 1257+12

Lich

Planète

PSR 1257+12 b

Draugr

Planète

PSR 1257+12 c

Poltergeist

Planète

PSR 1257+12 d

Phobetor

 

 

 

Etoile

upsilon Andromedae

Titawin

Planète

upsilon Andromedae b

Saffar

Planète

upsilon Andromedae c

Samh

Planète

upsilon Andromedae d

Majriti

 

 

 

Etoile

xi Aquilae

Libertas

Planète

xi Aquilae b

Fortitudo

 

 

Le club d’astronomie vous propose une traduction en français de la signification de ces noms

 

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vous pouvez consulter sur le site Internet en anglais http://nameexoworlds.iau.org/statistics la liste complète des résultats, avec le détail de tous les votes et des associations ayant proposé des noms

 

 

 

Plus d’informations

L’Union Astronomique Internationale est une organisation fondée en 1919, qui regroupe 12 000 astronomes professionnels de près de 100 pays, dont la mission est de promouvoir la science de l’astronomie dans tous ses aspects, au travers de la coopération internationale. L’UAI a aussi la responsabilité d’assigner des désignations officielles aux corps célestes et aux reliefs découverts à leur surface

 

Liens

 

Sze-leung Cheung

IAU International Outreach Coordinator

Tokyo, Japan

Tel: +81-(0)422-34-3896

Cell: +81-80-92742454

Email: cheungszeleung@iau.org

 

Thierry Montmerle

Chair of the IAU Executive Committee Working Group “Public Naming of Planets and Planetary Satellites”

IAU Former General Secretary, Institut d'Astrophysique de Paris

Paris, France

Tel: +33 1 43 25 83 58

Email: montmerle@iap.fr

 

Lars Lindberg Christensen

IAU Press Officer

Garching bei München, Germany

Tel: +49 89 3200 6761

Cell: +49 173 3872 621

Email: lars@eso.org


15/12/2015
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l' exoplanète & l' étoile du club d' astronomie de Toussaint

 

NE M’APPELEZ PLUS HD 149026b…

 

Petite balade dans un monde étrange : celui de l’étoile qui s’appelait HD 149026 jusqu’au mois de novembre 2015, lorsque l’Union Astronomique Internationale a accepté, au terme d’un vote mondial, la proposition du club d’astronomie de Toussaint  de la rebaptiser Ogma, du nom de la déesse celtique de l’écriture, de l’éloquence et de la force. Au terme de ce concours, 573 242 internautes, provenant de 182 pays différents, ont voté. Pour l’étoile HD 149 026 et son exoplanète, l’issue du vote s’est jouée à 49 voix près, les propositions de club de Toussaint recueillant 3713 voix contre 3664 pour les noms Opuntia et Cycla proposés par une école japonaise d’Hokkaïdo.

L’étoile Ogma, située à 257 années-lumière dans la constellation d’Hercule, est visible avec une paire de jumelles

 

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L’étoile Ogma est une étoile semblable à notre Soleil. Elle est située au-dessus du disque de notre galaxie, la Voie Lactée

 

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Autour de cette étoile, une planète initialement appelée HD 149026b a été découverte en 2005.  Elle porte aujourd’hui le nom de Smertrios, proposé par le club d’astronomie de Toussaint en l’honneur de ce dieu gaulois, équivalent de l’Hercule des Romains. Ce qui nous a semblé être logique, puisque l’étoile HD149026 est précisément située dans la constellation d’Hercule

Smertrios a été découverte à l’occasion de son transit devant son étoile. Puis elle a été confirmée par la méthode des vitesses radiales. Le fait d’avoir pu détecter cette exoplanète par ces deux méthodes différentes fait que les astronomes connaissent aujourd’hui à la fois l’orbite, la vitesse, la taille, la masse, la densité de Smertrios. On  ne peut pas en dire autant de toutes les exoplanètes…

Dans le cas de Smertrios, il s’agirait d’une planète géante, gazeuse, d’une taille intermédiaire entre celle des planètes Jupiter et Neptune de notre système solaire.

 

 

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Image NASA/JPL-Caltech

 

Mais alors que Jupiter met 10 ans pour boucler son orbite autour du Soleil, Smertrios n’a besoin que de 2,9 de nos jours terrestres : cette exoplanète est lancée à une vitesse folle sur son orbite autour de son étoile, dont elle est très proche

 

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Cette grande proximité entre l’étoile Ogma et la planète Smertrios génère d’énormes forces de marées gravitationnelles qui font que le mouvement de rotation de la planète est verrouillé de telle sorte qu’elle présente toujours le même hémisphère vers son étoile. Ce phénomène, appelé rotation synchrone par les astronomes, existe également autour de la Terre : la Lune présente toujours la même face vers nous. La rotation synchrone de l’exoplanète Smertrios a pour conséquence qu’un côté de la planète est perpétuellement cuit sous la chaleur de son soleil. Alors que l’autre côté de la planète est par contre un peu plus frais.

 

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Image planetarium de Montpellier

Il y a là une grande différence avec Jupiter, la planète géante de notre système solaire, dont la rotation sur elle-même en 10 heures homogénéise la chaleur. La conséquence de la très grande proximité de Smertrios avec son étoile est une température infernale : entre 1267° et 2040°. Une température où le fer et le plomb fondent.

 

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Si la composition de l’atmosphère de cette planète géante n’a pas encore pu être étudiée directement, les astrophysiciens pensent cependant qu’elle est majoritairement composée de monoxyde et de dioxyde de carbone au sein de laquelle circulent d’épais et brûlants nuages de vanadium et d’oxyde de titane. Bref, un monde  infernal, prototype de ce que les astronomes appellent un "Jupiter chaud" : une boule géante de gaz brûlants.

 

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Smertrios est si chaude que les astronomes estiment qu’elle absorbe la quasi-totalité de la chaleur qu’elle reçoit de son étoile et qu’elle n’en reflète quasiment rien. Les astres qui ne reflètent pas la lumière de leur soleil sont noirs : on pense donc que cette exoplanète est noire comme du charbon. L’exoplanète Smertrios serait donc non seulement la planète la plus chaude connue, mais également la plus noire.

 

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La température de cette planète gigantesque, sombre et étouffante a été mesurée par le télescope spatial Spitzer de la NASA, qui observe l’univers dans l’infra-rouge. Alors que la planète ne reflète pas la lumière visible, sa chaleur l’amène par contre à émettre beaucoup de radiations dans la longueur d’onde infrarouge, que ce satellite peut observer et mesurer facilement.

 

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Image NASA

Plus fort encore : les observations du télescope Spitzer suggèrent également la présence d’un point chaud au milieu de l’hémisphère de la planète qui fait toujours face à son étoile.

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Image NASA/JPL-Caltech/Harvard Smithsonian Institute

Il est probable que sous cette épaisse atmosphère se cache un cœur solide, équivalent à 70 à 90 fois la masse de notre Terre : en effet, Smertrios semble être beaucoup plus dense que ne le laisserait supposer sa taille

 

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Si c’est bien le cas, cette exoplanète apporterait de l’eau au moulin de la théorie du modèle de formation de notre système qui voudrait qu’un grand nuage de gaz et de poussières se soit petit à petit aggloméré en particules de plus en plus massives pour former des planètes, jusqu’à ce que la masse de celles-ci devienne suffisante pour que leur force d’attraction devienne assez puissante pour qu’elles s’entourent d’épaisses atmosphères. Ce à quoi les détracteurs de cette théorie répondent que, de la même manière qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, il ne faut pas prendre le cas de l’exoplanète Smertrios pour une généralité…

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05/10/2015
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éphémérides octobre

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Pour disposer de la carte du ciel au-dessus de votre jardin, connectez-vous sur le site Stelvision : il vous suffit d’entrer votre code postal, la date choisie et zou, c’est parti mon kiki ! Vous trouverez également sur ce site un simulateur de télescope qui vous donnera une bonne idée de la vision que peut vous procurer votre instrument

 

PENSEZ A VOUS SERVIR DE VOS MAINS

 

Dans les pages qui suivent, les distances apparentes qui séparent les astres dans le ciel au-dessus de votre jardin sont exprimées en écarts angulaires et, comme tout angle qui se respecte, sont calculées en degrés. Les fractions de degrés sont exprimées en minutes et en secondes d’arc : 1 degré compte 60 minutes d’arc (souvent écrites comme suit : 60’) et chaque minutes d’arc compte elle-même 60 secondes d’arc (60’’). Pour estimer rapidement ces angles, servez-vous de vos mains. C’est assez approximatif, mais çà marche !

 

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Par ailleurs, notez que toutes les heures des éphémérides ci-dessous sont données en Temps Universel (TU). Ajoutez 2 heures pour convertir en heure d’été et 1 heure pour convertir en heure d’hiver

 

LES PLANETES VISIBLES DURANT LE MOIS :

 

Visibles le matin : Mercure, au ras des pâquerettes, à partir du 27 octobre

Visibles le soir : Mars, Jupiter, Saturne

 

MERCURE

Mercure est inobservable durant tout le mois d’octobre

 

VENUS

Vénus est inobservable ce mois-ci. Elle réapparaît dans le ciel de l’aube après le 26 mais elle ne se lève que 20 minutes avant le Soleil, le 31 octobre. Avec des jumelles, au-dessus de l’horizon est-sud-est, tentez de repérer le 31 son spectaculaire croissant de 61 minutes d’arc

 

MARS

La planète Mars gagne quelques degrés de hauteur au-dessus de l’horizon. Son diamètre apparent, bien qu’en baisse au fur et à mesure que la planète rouge s’éloigne de la Terre, reste quand même significatif en fin de mois pour tenter des observations au télescope (diamètre apparent : 12 secondes d’arc). Le 16 octobre, c’est le solstice d’hiver pour l’hémisphère Nord martien

 

JUPITER

Jupiter brille encore joliment (magnitude -1,8) à 6 petits degrés au-dessus de l’horizon ouest – sud – ouest 1 h après le coucher du Soleil. À la fin du mois, elle n’est plus qu’à 2° de hauteur au-dessus de l’horizon de Toussaint, une demi-heure après le coucher du Soleil.

 

SATURNE

La hauteur de Saturne au-dessus de l'horizon sud-ouest à la fin du crépuscule passe d’une quinzaine de degrés à près de 7° durant ce mois d'octobre. La fenêtre d'observation de la planète aux anneaux est donc en train de se refermer.

 

Uranus passe à l’opposition le 24 octobre, dans la constellation du Bélier, et se situe alors à une trentaine de degrés au-dessus de l’horizon est – sud – est de Toussaint, 3 h après le coucher du Soleil.

 

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Positions du Soleil, de la Terre et d’Uranus lors de l’opposition / Ph. Ledoux – ASCT astronomie

 

Uranus franchit le méridien à plus de 55° de hauteur et vous pourrez observer son petit disque verdâtre de 3,7 secondes d’arc dans un télescope. Repérez-la à moins de 2,7° au nord-est de l’étoile Omicron Piscium. Dans un bon site, avec un ciel bien noir, dépourvu de pollution lumineuse, vous pouvez la repérer à l’œil nu.

 

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Quant à Neptune, dans la constellation du Verseau, elle culmine en début de nuit à 35° de hauteur au-dessus de l’horizon mais il faut un télescope de 200 mm de diamètre pour observer cette minuscule bille bleuâtre. Quant à son plus gros satellite, Triton, sa magnitude est de 13,4. Profitez de la présence de l’étoile Sigma Aqr, de magnitude 4,8, à proximité de Neptune pour repérer la dernière planète du système solaire

 

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LA STATION SPATIALE INTERNATIONALE

La Station spatiale internationale (ISS) est observable en France métropolitaine 1 à 2 fois dans le ciel de vos soirées jusqu’au 13 octobre avant de disparaître, pour réapparaître dans le ciel de l’aube à partir du 25 octobre

L'éclat de l'ISS est suffisamment puissant lors des meilleurs passages pour qu'elle soit visible dans un ciel bleu avant même le coucher du Soleil ou peu après son lever ; le site Heavens-Above annonce ce genre de passages. Vous trouverez un mode d’emploi  en français sur le site Internet de Guillaume Cannat, l’auteur du Guide du ciel, pour vous guider dans votre navigation sur Heavens-Above

 

LES EPHEMERIDES AU JOUR LE JOUR :

 

Le 1er

L’astéroïde 6 Hébé passe à 3° au nord de la nébuleuse de la Rosette, dans la constellation de la Licorne

 

Le 2

L’astéroïde 4 Vesta passe à moins de 1° au sud de l’amas globulaire d’étoiles M28, dans la constellation du Sagittaire

Maximum d’éclat de l’étoile Delta Cephei à 5 h. Les autres maxima du mois se produisent le 7 à 14 h, le 12 à 22 h, le 18 à 7 h, le 23 à 16 h et le 29 à 1 h

Située au sud de la constellation de Céphée, Delta Cephei est le prototype des céphéides, ces étoiles géantes variables dont la période est strictement liée à la luminosité. Cette caractéristique physique a permis aux astronomes de les utiliser pour déterminer la distance d'autres galaxies dans lesquelles on les a identifiées. Delta Cephei passe de la magnitude 3,5 à 4,4 au cours d'un cycle d'une régularité métronomique de 5 jours 8 heures 47 minutes et 32 secondes; sa baisse de luminosité est un peu plus lente que sa remontée qui s'effectue en un peu moins de deux jours. Comparez son éclat à celui des étoiles qui l'entourent et dont la magnitude est indiquée sur le schéma ci-dessous. Delta Cephei est une étoile supergéante, près de cinq fois plus massive et 2000 fois plus lumineuse que le Soleil, dont le diamètre réel est probablement proche de 40 fois celui de notre étoile, soit plus de 55 millions de kilomètres.

 

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Dernier Quartier de Lune à 9 h 45

 

Le 3

A 1 h 40 l’étoile 56 Gem (constellation des Gémeaux – magnitude 5,1) est occultée par la Lune. Elle réapparaît à 2 h 35. Les deux astres sont alors à 35° au-dessus de l’horizon de Fécamp et la fraction éclairée de notre satellite est de 42 %

 

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Occultation d’une étoile par la Lune / Animation ASCT-astronomie / Ph Ledoux

 

 

Un peu plus tard, à 3 h 59, c’est au tour de l’étoile 61 Gem (constellation des Gémeaux – magnitude 5,9) d’être occultée par la Lune. Elle réapparaît à 5 h 08. Les deux astres sont alors à 59° au-dessus de l’horizon de Fécamp et la fraction éclairée de notre satellite est de 41 %

A 20 h 00, minimum d’éclat de l’étoile variable Algol de Persée

Les autres minimas visibles ce mois-ci se produisent le 18 à 4 h 00, le 21 à 0 h 00, le 23 à 21 h 00, le 26 à 18 h 00.

Tous les autres minima ont lieu en plein jour et sont donc  inobservables. A son maximum, l'éclat Algol est proche de la magnitude 2,1, ce qui est suffisant pour qu'elle soit bien visible à l'œil nu, même dans des ciels urbains médiocres. Il est ainsi possible de suivre sa variation depuis une fenêtre ou un balcon, soir après soir. Vous pouvez comparer l'éclat d'Algol à tout moment avec celui de la toute proche Almach (= Gamma Andromède) dont la magnitude reste stable à 2,1, ou avec celui d'Epsilon Persée, qui est de 2,9. Algol est la première étoile variable que les astronomes soient parvenus à identifier.

 

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Le 4

Essayez de repérer aux jumelles le passage du croissant lunaire à moins de 3° de l’amas ouvert d’étoiles de la Crèche

A 4 h 36, élongation maximale de Titan, le principal satellite de Saturne, à l’est de la planète aux anneaux (écart : 162 secondes d’arc)

Fin à 18 h 30 de l’éclipse d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par l’ombre de la planète géante

 

Le 5

Début à 18 h 18 du passage de l’ombre d’Europe, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, devant le disque de la planète géante

Conjonction à 23 h 27 entre la Lune et Regulus, l’étoile principale de la constellation du Lion (séparation : 1,8°)

 

Le 6

Minimum d’éclat de l’étoile variable Sheliak (bêta de la Lyre) à 16 h 00. L’autre minima du mois se produit le 19 à 15 h 00

Sa magnitude varie de 3,3 à 4,3 au cours d'un cycle de 12,941 jours. Bien que l'éclat apparent de Sheliak ne soit pas exceptionnel, il est facile de suivre ses variations à l'oeil nu en le comparant à celui des étoiles voisines de la de la Lyre. Elle passe de la magnitude 3,3 à 4,3 selon une période de 12,941 jours. Dans la réalité, l'astre que nous appelons Sheliak englobe deux étoiles qui forment un système binaire, c'est-à-dire qu'elles tournent l'une autour de l'autre. D'après les mesures effectuées par le satellite européen Hipparcos, elles se situent à plus de 880 années-lumière de nous et émettent deux mille fois plus de lumière que le Soleil ! La plus grosse des deux étoiles est une géante bleue avec une température de surface de l'ordre de 13 000 degrés Kelvin (pour mémoire, 0 degré Kelvin = - 273, 15 degrés Celsius). L'autre étoile, est un peu plus petite, tout en restant plus imposante que notre Soleil et sa température est estimée à 8 000 K. Le plan de l'orbite de ces étoiles étant incliné par rapport à notre ligne de vision, elles passent régulièrement l'une devant l'autre, ce qui entraîne les variations d'éclats que nous percevons à l'oeil nu. La plus grosse  éclipse totalement sa compagne ce qui provoque le minimum d’éclat à la magnitude 4,3 d'aujourd'hui; la moins grosse n'éclipse que partiellement l'autre, ce qui provoque un second minimum proche de la magnitude 3,8 près de 6,5 jours après le premier.

 

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Le diamètre apparent de la planète Mars passe aujourd’hui sous la barre des 15 secondes d’arc, marquant la fin de la bonne période d’observation de la Planète Rouge

 

Le 7

A l’aube, essayez de repérer un très fin croissant lunaire de 5,2 %. À 5 h 00, il est âgé de 46 heures avant la Nouvelle Lune et se situe à 12° de hauteur et à 91° d’azimut sur l’horizon de Toussaint, alors que le Soleil est encore à 12° sous l’horizon

 

Le 8

Maximum théorique de l’essaim d’étoiles filantes des Draconides et début de l’essaim des Taurides sud. Le premier essaim est issu des poussières abandonnées derrière elle par la petite comète 21 P/Giacobini-Zinner. La période d’activité des Draconides s’étend du 6 au 10 octobre. Le taux horaire est très variable, de zéro à plusieurs centaines étoiles filantes par heure. La comète 21 P/Giacobini-Zinner est repassée à proximité du Soleil le 10 septembre, ce qui pourrait occasionner un sursaut d’activité voire même de belles tempêtes d’étoiles filantes comme ce fut le cas en 1926, en 1933 et en 1998. Il reste cependant très délicat de fixer précisément la date du maximum de cet essaim qui a tendance à dériver au fil des ans. Le mieux est de le surveiller pendant les nuit du 6 au 10 octobre. Cette année le maximum théorique se déroule en période Nouvelle Lune et les conditions d’observation sont donc idéales… Si la météo normande veut bien jouer le jeu

 

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A l’aube, essayez de repérer aux jumelles un très fin croissant lunaire de 1,3 %. À 5 h 00, il est âgé de 22 heures avant la Nouvelle Lune et se situe à 1° de hauteur et à 88° d’azimut sur l’horizon fécampois, alors que le Soleil est encore à 10° sous cet horizon. Ce croissant lunaire aura une particularité : il sera presque à l’horizontale, dessinant une barque au-dessus de l’horizon. Cette configuration rare en France est due aux fait que 3 conditions seront remplies ce soir : la ligne de l’écliptique doit être fortement inclinée sur l’horizon, la Lune doit être positionnée au nord de cette ligne et, at last but not least, son élongation par rapport au Soleil doit être faible. Si vous disposez d’un site d’observation dont l’horizon Est soit bien dégagé et si la météo est cool, tentez cette observation inhabituelle sous nos latitudes

Saturne passe à moins de 2° de l’amas globulaire d’étoiles M28, dans la constellation du Sagittaire

 

Le 9

La comète 21 P/Giacobini-Zinner passe à proximité de la nébuleuse de la mouette, à la limite des constellations de la Licorne du Grand Chien. Avec un téléobjectif, vous devriez pouvoir la photographier

Nouvelle Lune à 3 h 47

 

Le 10

Maximum théorique de l’essaim d’étoiles filantes des Taurides sud, qui est actif du 10 septembre au 20 novembre. Ces étoiles filantes sont associées aux poussières abandonnées derrière elle par la queue de la comète 2P Encke. Le taux horaire de ces étoiles filantes reste cependant très modeste, de l’ordre de 5 étoiles filantes par heure au zénith. Mais cette année le maximum se produit en période de Nouvelle Lune, ce qui en facilitera l’observation.

Ce soir, au crépuscule, tentez de repérer à l’œil nu un fin croissant lunaire de 3,4 %. À 18 h 00 il est âgé de 38 heures et se situe à 4° de hauteur et à 250° d’azimut sur l’horizon fécampois, alors que le Soleil se trouve déjà à 7° en dessous de cet horizon.

 

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Le 11

Début à 17 h 29 de l’occultation d’Io l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par le disque de la planète géante

Conjonction entre la Lune et la planète Jupiter à 23 h 13 (séparation : 4°). Après le coucher du Soleil, le croissant lunaire et sa belle lumière cendrée brille à droite de la planète géante du système solaire, juste au-dessus de l’horizon ouest –sud– ouest

 

Le 12

Période de libration maximale en longitude de la Lune, facilitant l’observation des cratères Langrenus, Petavius et Endymion ainsi que l’albatros, cette étonnante et fugitive figure dessinée par les jeux d’ombre et de lumière sur les cratères de la Lune

 

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Photo ASCT-astronomie / Ph Ledoux

 

Pour retrouver votre chemin parmi le fouillis des cratères de la Lune, téléchargez gratuitement le magnifique Atlas Virtuel de la Lune  de Christian Legrand et Patrick Chevalley. Et pour en savoir un peu plus sur les librations de la Lune, consultez notre page qui explique ce curieux phénomène de balancement de la Lune sur son orbite

La comète 21 P/Giacobini-Zinner passe à 2° à l’ouest de la nébuleuse du casque de Thor (NGC 2359) dans la constellation du Grand Chien.

Maximum théorique du petit essaim d’étoiles filantes des Taurides nord, dont le taux horaire zénithal n’excède cependant pas 5 météores/heure

 

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Le 13

Conjonction entre la Lune et Antarès, l’étoile principale de la constellation du Scorpion, à 4 h 38 (séparation : 8,6°). 1 heure après le coucher du Soleil, si vous disposez d’un horizon sud-ouest bien dégagé, vous repérerez sans difficulté l’éclat rougeoyant d’Antarès à une dizaine de degrés sous le croissant lunaire ourlé de sa belle lumière cendrée

 

Le 14 

Fin à 17 h 31 de l’éclipse d’Europe, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par l’ombre de la planète géante

 

Le 15

Conjonction entre la Lune et Saturne 2 h 40 (séparation : 1,8°). Le 14 et le 15 octobre, le croissant lunaire encadre Saturne au-dessus de l’horizon sud – sud – ouest après le coucher du Soleil.

 

Le 16

Premier Quartier de Lune à 18 h 00

 

Le 18

Conjonction entre la Lune et la planète Mars à 11 h 50 (séparation : 1,9°). Après le coucher du Soleil, retrouvez la Lune à 3° à gauche du petit point orange de la planète Mars.

À 17 h 49, l’étoile 30 Cap (constellation du Capricorne – magnitude 5,4) réapparaît après son occultation par la Lune. Les deux astres sont alors à 23° au-dessus de l’horizon de Fécamp et la fraction éclairée de notre satellite est de 69 %

 

lune-occultation.gif

Occultation d’une étoile par la Lune / Animation ASCT-astronomie / Ph Ledoux

 

Le 19

Début à 17 h 19 du passage de l’ombre d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, devant le disque de la planète géante

 

Le 20

L’astéroïde 4 Vesta passe à 0,5° au nord de l’étoile Nunki de la constellation du Sagittaire

 

Le 21

Conjonction entre la Lune et la planète Neptune à 0 heures 07 (séparation : 2,4°)

Maximum théorique de l’essaim d’étoiles filantes des Orionides, dont la période d’activité s’étend du 2 octobre au 7 novembre. Ces étoiles filantes sont dues aux poussières abandonnées derrière elle par la comète de Halley. Le taux zénithal horaire est de l’ordre d’une trentaine d’étoiles filantes par heure. Cette année, le pic maximal devrait s’étendre du 21 octobre à 7 h 34 au 23 octobre 3 h. Cependant vos observations seront gênées par la lune gibbeuse.

Les Orionides sont le pendant automnal des Eta Aquarides du printemps : la Terre coupe en effet par 2 fois chaque année l'orbite de cet essaim de poussières, abandonnées derrière elle par la comète de Halley. Ces étoiles filantes sont très rapides, brillantes et laissent dans près de 45 % des cas des traces perceptibles pendant plusieurs secondes. Le radiant se trouve aux confins de la constellation d'Orion, au cœur de la constellation des Gémeaux. N'hésitez pas à surveiller cet essaim plusieurs jours avant et après la date du maximum habituel car d'autres petits pics ont été signalés ces dernières années.

 

orionides.jpg

 

Le 23

C’est aujourd’hui que les astrologues et les marchands d’horoscopes de tout poil vous annoncent que le Soleil entre dans le signe astrologique du Scorpion mais, dans la réalité, il est dans la constellation de la Vierge pour encore une semaine... Dur dur le métier de charlatan... Bien entendu, il ne faut pas prendre l'expression « le Soleil entre... » au pied de la lettre ! Notre étoile ne se déplace pas réellement d'une constellation à l'autre. C'est le mouvement continuel de la Terre autour du Soleil qui entraîne un déplacement apparent de celui-ci devant les constellations du zodiaque.

 

newton.jpg

 

La planète Uranus passe au plus près de la Terre soit environ 2,823 milliards de kilomètres

 

Le 24

Période de libration minimale en longitude pour la Lune.

Pour retrouver votre chemin parmi le fouillis des cratères de la Lune, téléchargez gratuitement le magnifique Atlas Virtuel de la Lune  de Christian Legrand et Patrick Chevalley. Et pour en savoir un peu plus sur les librations de la Lune, consultez notre page qui explique ce curieux phénomène de balancement de la Lune sur son orbite

Conjonction entre la Lune et Uranus à 15 h 30 (séparation : 4,4°).

Pleine Lune à 16 h 45

 

Le 25

Période de libration maximale en latitude pour la Lune, permettant d’observer les cratères Langrenus, Petavius, Endymion

 

lune-endymion.jpg

Photo ASCT-astronomie / Ph Ledoux

 

Pour retrouver votre chemin parmi le fouillis des cratères de la Lune, téléchargez gratuitement le magnifique Atlas Virtuel de la Lune  de Christian Legrand et Patrick Chevalley. Et pour en savoir un peu plus sur les librations de la Lune, consultez notre page qui explique ce curieux phénomène de balancement de la Lune sur son orbite

 

Le 26

Conjonction entre la Lune et l’amas ouvert d’étoiles des Pléiades à 19 h 56 (séparation : 8,5°)

 

Le 27

Vénus passe au plus près de la Terre soit 41 millions de kilomètres.

Conjonction entre la Lune et Aldebaran, l’étoile principale de la constellation du Taureau, à 13 h 07 (séparation : 1,6°)

Passage à l’heure d’hiver. Le 28 octobre, à 3 h 00 du matin il sera 2 h 00

A 20 h 41, l’étoile 54 Ori (constellation d’Orion – magnitude 4,4) réapparaît après son occultation par la Lune. Les deux astres sont alors à 6° au-dessus de l’horizon de Fécamp et la fraction éclairée de notre satellite est de 80 %.

 

lune-occultation.gif

Occultation d’une étoile par la Lune / Animation ASCT-astronomie / Ph Ledoux

 

Le 29

Conjonction entre les planète Mercure et Jupiter à 11 h 05 (séparation : 3,1°). Au crépuscule, juste après le coucher du Soleil, tentez de repérer aux jumelles et à l’œil nu les deux planètes, au ras de l’horizon ouest – sud – ouest

A 23 h 56, l’étoile Mekbuda (constellation des Gémeaux – magnitude 4) est occultée par la Lune. Elle réapparaît à 0 h 44. Les deux astres sont alors à 38° au-dessus de l’horizon de Fécamp et la fraction éclairée de notre satellite est de 68 %.

 lune-occultation.gif

Occultation d’une étoile par la Lune / Animation ASCT-astronomie / Ph Ledoux

 

Le 30

Conjonction entre la Lune et Pollux, l’une des deux principales étoiles de la constellation des Gémeaux, à 15 h 34 (séparation : 7,3°)

 

Le 31

A 12 h 20, le Soleil entre dans la constellation de la Balance

Dernier Quartier de Lune à 16 h 40

 

La Lune du mois

 

Dernier Quartier le 2 octobre

Nouvelle Lune le 9 octobre

Premier Quartier le 16 octobre

Pleine Lune le 24 octobre

Dernier Quartier le 31 octobre

 

Si vous souhaitez disposer d'éphémérides complètes sur support papier, nous vous conseillons d'acheter le Guide du Ciel de Guillaume Cannat : les conjonctions de planètes, leurs heures de lever, de coucher, les cartes du ciel mois après mois, des conseils pour se servir d'un télescope, tout, absolument tout, est dans ce bouquin qui, au fil des années, est devenu ZE référence. A consommer sans aucune modération. Une version allégée de ce guide existe également, pour celles et ceux d'entre vous qui ne disposent pas d'autre instrument que leurs yeux pour admirer le ciel.

 

guide.jpg


24/09/2018
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météo

 

WEBASTRO 

site de la communauté astronomique , avec la couverture nuageuse , le seeing ou la transparence 

 

http://www.webastro.net/index.php?meteo&cartes_previsions&zone=fr&lat=45&long=2.5&size=10&echeance=12&val=couv_nuages&PHPSESSID=a3a6f8e19c7512c3b3e82d645cf3cf7e#carte

 

SAT 24

permet de voir en temps réel , et donc prévoir à court terme , l' évolution de la masse nuageuse

 

https://en.sat24.com/en/fr/visual 

 

METEORAMA

permet de voir la prévision de l' évolution de la masse nuageuse

 

https://www.meteorama.fr/nuage/


31/12/2017
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astéroïde Fécamp

 

L’astéroïde 6177 Fécamp

 

 

 

En 2015, l'Union Astronomique Internationale a organisé le concours « NameExoWorlds », qui avait permis pour la première fois au grand public de donner des noms à 14 étoiles et 31 exoplanètes extérieures à notre système solaire.

 

 

 

Fondée en 1919, l'Union Astronomique Internationale (IAU) est l’ONU des astronomes. Elle rassemble plus de 10 000 astronomes professionnels de presque 100 pays. Sa mission est de promouvoir et sauvegarder l'astronomie dans tous ses aspects par la collaboration internationale. L'IAU est aussi l'autorité reconnue internationalement pour donner des noms officiels à tous les corps célestes ainsi qu’aux détails visibles à leurs surfaces.

 

 

 

Dans ce cadre, les noms de Ogma et Smertrios, proposés par le club d'Astronomie de Toussaint pour  l'étoile HD 149 026 et sa planète, avaient été retenus. Ces noms sont aujourd’hui devenus les désignations officielles de cette exoplanète et de son étoile.

 

 

 

Pour récompenser tous les gagnants de ce concours inhabituel, l'Union Astronomique Internationale leur a offert de nommer également des astéroïdes du système solaire.

 

 

 

Après approbation par l'Union Astronomique Internationale via sa Division Small Bodies Nomenclature (SBN   : Nomenclature des Petits Corps), 17 de ces planètes mineures ont ainsi reçu les noms d'astronomes, d'éducateurs, d'auteurs, de poètes, de danseurs, ainsi que des noms ou des emplacements d'organisations astronomiques.

 

 

 

6177_Fecamp-01.jpg

 

 

 

Pour sa part, le Club d'Astronomie de Toussaint a donné le nom de « Fécamp » à l’astéroïde 6177 1986 CE2. Ce petit corps rocheux a été découvert le 12 février 1986 par l’astronome Henri Debehogne depuis l’Observatoire Européen du Sud situé à La Silla (Chili). Cet astéroïde tourne autour du Soleil en 3,27 années quelque part entre les orbites des planètes Mars et Jupiter

 

 

 

6177-Fecamp_orbit-diagram.jpg

 

 

 

Un astéroïde est une planète mineure du système solaire. ). Un astéroïde est composé de roches, de métaux et de glaces. Le seuil de détection d’un astéroïde par les télescopes est de l'ordre du mètre mais certains astéroïdes peuvent atteindre plusieurs centaines de kilomètres. Le plus gros d’entre eux, Cérès, avoisine 1 000 km, et a une forme sphérique

 

 

 

6177-Ceres.jpg

 

 

 

Mais en général, les astéroïdes sont bien plus petits et bien plus irréguliers. L’astéroïde 6177 Fécamp ne  mesure que 4,8 km de diamètre

 

 

 

6177-asteroides-tailles.jpg

 

 

 

6177 Fécamp orbite entre Jupiter et Mars avec une myriade d’autres  petits compagnons, formant ce que les astronomes appellent la ceinture principale d’astéroïdes. Cette ceinture est située entre 250 et 650 millions de kilomètres de nous

 

 

 

6177-ceinture-principale.jpg

 

 

 

Il existe dans notre système solaire une deuxième ceinture d’astéroïdes , bien plus lointaine, située au fin fond du système solaire, au-delà de l’orbite de Pluton. Cette ceinture, appelée ceinture de Kuiper, contient également d’innombrables comètes. C’est dans cette région qu’ont été rejetés, au moment de la naissance de notre système solaire, tous les petits corps qui ne sont pas parvenus à s’agglomérer pour former des planètes. La ceinture de Kuiper se trouve entre 4,5 et 8 milliards de kilomètres de nous

 

 

 

6177-kuiper.jpg

 

 

 

Les astronomes ont pu observer dans notre galaxie des étoiles très jeunes, qui sont au stade où était notre Soleil voici 4,5 milliards d’années. C’est le cas des étoiles HL Tauri et T Tauri, qui sont entourée d’un disque proto-planétaire de poussières. Une fois que ce disque se sera condensé en planètes, le restant des poussières sera expulsé vers l’extérieur de ces systèmes en formation, exactement comme cela fut le cas pour notre système solaire

 

 

 

6177-hltauri.jpg


6177-ttauri.jpg

 

 

 

 

 

Certains astéroïdes croisent l’orbite de la Terre : les astéroïdes géocroiseurs. Ils font les délices des films-catastrophes….

 

 

 

6177-geocroiseurs.jpg

 

 

 

Mais, en fait, les risques de collisions entre ces astéroïdes et le sol de la Terre sont extrêmement faibles : la majorité des astéroïdes sont bien trop petits pour nous atteindre. Ils se consument dans notre atmosphère avant de toucher le sol, formant alors une étoile filante particulièrement brillante, appelée bolide. Statistiquement, environ 200 de ces astéroïdes, d’un diamètre inférieur à 10 m, viennent tous les ans brûler dans notre atmosphère

 

 

 

Seuls les gros astéroïdes peuvent causer des dégâts, comme celui qui a explosé au-dessus de la Russie en 2013. Mais ils sont heureusement beaucoup plus rares : en moyenne, un astéroïde de 10 à 100 m de diamètre par siècle. Le célèbre Meteor Crater, en Arizona, aurait ainsi été créé par un astéroïde d’une quinzaine de mètres de diamètre

 

 

 

6177-arizona.jpg

 

 

 

Le 30 juin 1908, un astéroïde analogue a explosé au-dessus du sol de la Sibérie, ravageant toutes les forêts dans un rayon de 20 km. Le corps rocheux responsable de cet impact n’a jamais été retrouvé, s’étant probablement désintégré dans l’atmosphère juste avant de toucher le sol

 

 

 

6177-tunguska.jpg

 

 

 

Quant aux astéroïdes de 100 m à 1 km de diamètre, la Terre n’en  croise sur sa route qu’un seul tous les 5000 à 30 000 ans. On pense que c’est l’impact d’un de ces très gros --- mais heureusement très rares – astéroïdes qui est responsable de la disparition des dinosaures. Les géologues sont parvenus à retrouver la trace de cet impact géant au Guatemala, dans la presqu’île du Yucatan

 

 

 

6177-chicxulub.jpg

 

 

 

Pour en savoir un peu plus sur les différentes familles d’astéroïdes, consultez dans les archives du club d’astronomie de Toussaint le dossier que nous leur avions consacré

 

 

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Press Release

 

Target release: Feb 17 Friday 09:00 UTC (10:00 CET, 18:00 JST)

 

Joint release with winners and national contacts coordinated by OAO

 

 

 

17 Minor Planets Named by NameExoWorld Contest Winners

 

 

 

In 2015, the IAU organised the NameExoWorlds contest, which provided the first opportunity for the public to submit names for exoplanets and their stars. As a result, the names of 19 ExoWorlds (14 stars and 31 exoplanets orbiting them) were chosen by public vote, and accepted by the IAU. These names became the official designations of the exoplanets and stars.

 

 

 

As a reward to the winners, they were given the exciting opportunity to name minor planets in our Solar System. The IAU, via its Division F Working Group Small Bodies Nomenclature (SBN), recently approved the new names of 17 minor planets after the winners made their proposals.

 

 

 

The 17 names are named after astronomers, educators, authors, poets, and dancers, as well as the names and locations of astronomical organisations.

 

 

 

Minor Planet Number

Minor Planet Name

Proposer

(6118) 1986 QX3

Mayuboshi [1]

(6117) 1985 CZ1

Brevardastro

(6125) 1989 CN

Singto

(6126) 1989 EW1

Hubelmatt

(6133) 1990 RC3

Royaldutchastro

(6134) 1990 RA5

Kamagari

(6138) 1991 JH1

Miguelhernández

(6142) 1993 EP

Tantawi

(6159) 1991 YH

Andréseloy

(6177) 1986 CE2

Fécamp

(6187) 1988 RD5

Kagura

(6192) 1990 KB1

Javiergorosabel

(6196) 1991 UO4

Bernardbowen

(6212) 1993 MS1

Franzthaler

(6215) 1973 EK

Mehdia

(6217) 1975 XH

Kodai

(11780) 1942 TB

Thunder Bay

 

 

 

The proposers are to be awarded a plaque and certificates for “their” ExoWorld and Minor Planet commemorating their contribution to astronomy.

 

 

 

A full list of the citation of the minor planets can be found at the IAU Minor Planet Circular.

 

 

 

Notes

 

[1] The spelling of Mayuboshi (current spelling — Mayubosh) will be corrected in the March 2017 issue of IAU Minor Planet Circular.

 

 

 

More Information

 

The IAU is the international astronomical organisation that brings together more than 10 000 professional astronomers from almost 100 countries. Its mission is to promote and safeguard the science of astronomy in all its aspects through international cooperation. The IAU also serves as the internationally recognised authority for assigning designations to celestial bodies and the surface features on them. Founded in 1919, the IAU is the world's largest professional body for astronomers.

 

 

 

Graphics:

 

1 overall infographic

 

+ 17 images on the orbit of each minor planet

 

Are in preparation

 

 

 

Contacts

 

Sze-leung Cheung

 

IAU International Outreach Coordinator

 

Tokyo, Japan

 

Tel: +81-(0)422-34-3896

 

Cell: +81-80-92742454

 

Email: cheungszeleung@iau.org

 

 

 

Gareth Williams

 

Associate Director, IAU Minor Planet Center

 

Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, USA

 

Email: gwilliams@cfa.harvard.edu

 

 

https://docs.google.com/document/d/1NdAqBRdkTdTJe6d2vrYfSci0JGShgZEkeOBtDjAN1Mw/edit

 

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MPC.jpg

 

  http://www.minorplanetcenter.net/iau/ECS/MPCArchive/2017/MPC_20170212.pdf

 

 

 6177_Fecamp-01.jpg


iau1701a.jpg

 

 

 

 

 Carte d'identité

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=6177

 

carte identité.jpg

 

 





17/02/2017
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