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les résultats du vote

le communiqué officiel de l' Union Astronomique Internationale

 

   

Les votes publics proposant des noms pour 19 “Exomondes” (14 étoiles et 31 exoplanètes en orbite autour d’elles)  viennent d’être entérinés par l’Union Astronomique Internationale. Reflétant l’intérêt international pour l’astronomie, ce sont plus d’un demi-million de votes issus de 182 pays qui ont contribué aux nouvelles désignations officielles de ces mondes lointains.

 

Pendant des millénaires, les peuples ont donné des noms aux objets célestes. Aujourd’hui, c’est l’Union Astronomique Internationale, l’organisation fondée en 1919, qui regroupe 12 000 astronomes professionnels de près de 100 pays qui porte la responsabilité d’assigner des désignations officielles aux corps célestes et aux reliefs découverts à leur surface. Le concours “Donnez un nom aux exomondes” a offert pour la première fois la possibilité au grand public de donner un nom aux exoplanètes et à leurs étoiles. Les noms qui l’ont emporté pourront être utilisés librement parallèlement aux désignations scientifiques déjà existantes, sous réserve que soient mentionnés les clubs et les organisations qui les ont proposés.

 

Lors de la clôture du vote, le 31 octobre 2015, un total de 573 242 suffrages du public ont permis de donner un nom à 31 exoplanètes et leurs 14 étoiles-hôtes, situées bien au-delà de notre propre étoile. Les clubs et associations ayant proposé les noms retenus recevront une plaque commémorant leur contribution et il leur sera donner l’excitante possibilité de choisir un nom pour un astéroïde.

 

Le public a pu voter pour 274 noms d’exomondes proposés par une très grande variété d’organisations astronomiques , issus de 182 pays, et incluant  des groupes amateurs d’astronomie, des écoles, des universités et des planétariums. Les noms qui ont retenu les suffrages proviennent de tout le globe terrestre : 4 sont issus de l’Amérique du Nord (USA, Canada), 1 d’Amérique latine (Mexique), 2 du Moyen-Orient et de l’Afrique (Maroc, Syrie), 6 d’Europe (France, Italie, Pays-Bas, Espagne, Suisse), and 6 de la zone Asie-Pacifique (Australie, Japon, Thaïlande).

 

 

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Le groupe de travail de l’UAI chargé de la dénomination des planètes et des satellites des planètes a validé chacun des noms vainqueurs de cette élection, comme prévu dans le règlement de ce concours, et a proposé, lorsque c’était nécessaire, des modifications en plein accord avec les associations ayant proposé ces noms

 

Cependant, après d’intenses délibérations, le groupe de travail a décidé d’annuler le vote pour un exomonde, celui de l’étoile Tau Bootis, car le nom vainqueur du vote n’a pas été jugé conforme aux règles édictées par l’UAI. Un nouveau concours sera donc organisé dans le futur afin de décider du nom de Tau Bootis.

 

Les nouveaux noms adoptés prennent la forme de différentes figures mythologiques provenant d’une grande variété de cultures ainsi que de figures ayant traversé l’histoire de scientifiques célèbres, de personnages de fiction, de cités anciennes, de langues anciennes :

 

 

Etoile

14 Andromedae

Veritate

Planète

14 Andromedae b

Spe

 

Etoile

18 Delphini

Musica

Planète

18 Delphini b

Arion

 

Etoile

42 Draconis

Fafnir

Planète

42 Draconis b

Orbitar

 

Etoile

47 Ursae Majoris

Chalawan

Planète

47 Ursae Majoris b

Taphao Thong

Planète

47 Ursae Majoris c

Taphao Kaew

 

Etoile

51 Pegasi

Helvetios

Planète

51 Pegasi b

Dimidium

 

Etoile

55 Cancri

Copernicus

Planète

55 Cancri b

Galileo

Planète

55 Cancri c

Brahe

Planète

55 Cancri d

Lippershey

Planète

55 Cancri e

Janssen

Planète

55 Cancri f

Harriot

 

Planète

Ain b (epsilon Tauri b)

Amateru

 

Planète

Edasich b (iota Draconis b)

Hypatia

 

Etoile

epsilon Eridani

Ran

Planète

epsilon Eridani b

AEgir

 

Planète

Errai b (gamma Cephei b)

Tadmor

 

Planète

Fomalhaut b (alpha Piscis Austrini b)

Dagon

 

Etoile

HD 104985

Tonatiuh

Planète

HD 104985 b

Meztli

 

Etoile

HD 149026

Ogma

Planète

HD 149026 b

Smertrios

 

Etoile

HD 81688

Intercrus

Planète

HD 81688 b

Arkas

 

Etoile

mu Arae

Cervantes

Planète

mu Arae b

Quijote

Planète

mu Arae c

Dulcinea

Planète

mu Arae d

Rocinante

Planète

mu Arae e

Sancho

 

Planète

Pollux b (beta Geminorum b)

Thestias

 

Etoile

PSR 1257+12

Lich

Planète

PSR 1257+12 b

Draugr

Planète

PSR 1257+12 c

Poltergeist

Planète

PSR 1257+12 d

Phobetor

 

 

 

Etoile

upsilon Andromedae

Titawin

Planète

upsilon Andromedae b

Saffar

Planète

upsilon Andromedae c

Samh

Planète

upsilon Andromedae d

Majriti

 

 

 

Etoile

xi Aquilae

Libertas

Planète

xi Aquilae b

Fortitudo

 

 

Le club d’astronomie vous propose une traduction en français de la signification de ces noms

 

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vous pouvez consulter sur le site Internet en anglais http://nameexoworlds.iau.org/statistics la liste complète des résultats, avec le détail de tous les votes et des associations ayant proposé des noms

 

 

 

Plus d’informations

L’Union Astronomique Internationale est une organisation fondée en 1919, qui regroupe 12 000 astronomes professionnels de près de 100 pays, dont la mission est de promouvoir la science de l’astronomie dans tous ses aspects, au travers de la coopération internationale. L’UAI a aussi la responsabilité d’assigner des désignations officielles aux corps célestes et aux reliefs découverts à leur surface

 

Liens

 

Sze-leung Cheung

IAU International Outreach Coordinator

Tokyo, Japan

Tel: +81-(0)422-34-3896

Cell: +81-80-92742454

Email: cheungszeleung@iau.org

 

Thierry Montmerle

Chair of the IAU Executive Committee Working Group “Public Naming of Planets and Planetary Satellites”

IAU Former General Secretary, Institut d'Astrophysique de Paris

Paris, France

Tel: +33 1 43 25 83 58

Email: montmerle@iap.fr

 

Lars Lindberg Christensen

IAU Press Officer

Garching bei München, Germany

Tel: +49 89 3200 6761

Cell: +49 173 3872 621

Email: lars@eso.org


15/12/2015
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l' exoplanète & l' étoile du club d' astronomie de Toussaint

 

NE M’APPELEZ PLUS HD 149026b…

 

Petite balade dans un monde étrange : celui de l’étoile qui s’appelait HD 149026 jusqu’au mois de novembre 2015, lorsque l’Union Astronomique Internationale a accepté, au terme d’un vote mondial, la proposition du club d’astronomie de Toussaint  de la rebaptiser Ogma, du nom de la déesse celtique de l’écriture, de l’éloquence et de la force. Au terme de ce concours, 573 242 internautes, provenant de 182 pays différents, ont voté. Pour l’étoile HD 149 026 et son exoplanète, l’issue du vote s’est jouée à 49 voix près, les propositions de club de Toussaint recueillant 3713 voix contre 3664 pour les noms Opuntia et Cycla proposés par une école japonaise d’Hokkaïdo.

L’étoile Ogma, située à 257 années-lumière dans la constellation d’Hercule, est visible avec une paire de jumelles

 

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L’étoile Ogma est une étoile semblable à notre Soleil. Elle est située au-dessus du disque de notre galaxie, la Voie Lactée

 

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Autour de cette étoile, une planète initialement appelée HD 149026b a été découverte en 2005.  Elle porte aujourd’hui le nom de Smertrios, proposé par le club d’astronomie de Toussaint en l’honneur de ce dieu gaulois, équivalent de l’Hercule des Romains. Ce qui nous a semblé être logique, puisque l’étoile HD149026 est précisément située dans la constellation d’Hercule

Smertrios a été découverte à l’occasion de son transit devant son étoile. Puis elle a été confirmée par la méthode des vitesses radiales. Le fait d’avoir pu détecter cette exoplanète par ces deux méthodes différentes fait que les astronomes connaissent aujourd’hui à la fois l’orbite, la vitesse, la taille, la masse, la densité de Smertrios. On  ne peut pas en dire autant de toutes les exoplanètes…

Dans le cas de Smertrios, il s’agirait d’une planète géante, gazeuse, d’une taille intermédiaire entre celle des planètes Jupiter et Neptune de notre système solaire.

 

 

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Image NASA/JPL-Caltech

 

Mais alors que Jupiter met 10 ans pour boucler son orbite autour du Soleil, Smertrios n’a besoin que de 2,9 de nos jours terrestres : cette exoplanète est lancée à une vitesse folle sur son orbite autour de son étoile, dont elle est très proche

 

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Cette grande proximité entre l’étoile Ogma et la planète Smertrios génère d’énormes forces de marées gravitationnelles qui font que le mouvement de rotation de la planète est verrouillé de telle sorte qu’elle présente toujours le même hémisphère vers son étoile. Ce phénomène, appelé rotation synchrone par les astronomes, existe également autour de la Terre : la Lune présente toujours la même face vers nous. La rotation synchrone de l’exoplanète Smertrios a pour conséquence qu’un côté de la planète est perpétuellement cuit sous la chaleur de son soleil. Alors que l’autre côté de la planète est par contre un peu plus frais.

 

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Image planetarium de Montpellier

Il y a là une grande différence avec Jupiter, la planète géante de notre système solaire, dont la rotation sur elle-même en 10 heures homogénéise la chaleur. La conséquence de la très grande proximité de Smertrios avec son étoile est une température infernale : entre 1267° et 2040°. Une température où le fer et le plomb fondent.

 

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Si la composition de l’atmosphère de cette planète géante n’a pas encore pu être étudiée directement, les astrophysiciens pensent cependant qu’elle est majoritairement composée de monoxyde et de dioxyde de carbone au sein de laquelle circulent d’épais et brûlants nuages de vanadium et d’oxyde de titane. Bref, un monde  infernal, prototype de ce que les astronomes appellent un "Jupiter chaud" : une boule géante de gaz brûlants.

 

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Smertrios est si chaude que les astronomes estiment qu’elle absorbe la quasi-totalité de la chaleur qu’elle reçoit de son étoile et qu’elle n’en reflète quasiment rien. Les astres qui ne reflètent pas la lumière de leur soleil sont noirs : on pense donc que cette exoplanète est noire comme du charbon. L’exoplanète Smertrios serait donc non seulement la planète la plus chaude connue, mais également la plus noire.

 

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La température de cette planète gigantesque, sombre et étouffante a été mesurée par le télescope spatial Spitzer de la NASA, qui observe l’univers dans l’infra-rouge. Alors que la planète ne reflète pas la lumière visible, sa chaleur l’amène par contre à émettre beaucoup de radiations dans la longueur d’onde infrarouge, que ce satellite peut observer et mesurer facilement.

 

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Image NASA

Plus fort encore : les observations du télescope Spitzer suggèrent également la présence d’un point chaud au milieu de l’hémisphère de la planète qui fait toujours face à son étoile.

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Image NASA/JPL-Caltech/Harvard Smithsonian Institute

Il est probable que sous cette épaisse atmosphère se cache un cœur solide, équivalent à 70 à 90 fois la masse de notre Terre : en effet, Smertrios semble être beaucoup plus dense que ne le laisserait supposer sa taille

 

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Si c’est bien le cas, cette exoplanète apporterait de l’eau au moulin de la théorie du modèle de formation de notre système qui voudrait qu’un grand nuage de gaz et de poussières se soit petit à petit aggloméré en particules de plus en plus massives pour former des planètes, jusqu’à ce que la masse de celles-ci devienne suffisante pour que leur force d’attraction devienne assez puissante pour qu’elles s’entourent d’épaisses atmosphères. Ce à quoi les détracteurs de cette théorie répondent que, de la même manière qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, il ne faut pas prendre le cas de l’exoplanète Smertrios pour une généralité…

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05/10/2015
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éphémérides mai

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Pour disposer de la carte du ciel au-dessus de votre jardin, connectez-vous sur le site Stelvision : il vous suffit d’entrer votre code postal, la date choisie et zou, c’est parti mon kiki ! Vous trouverez également sur ce site un simulateur de télescope qui vous donnera une bonne idée de la vision que peut vous procurer votre instrument

 

PENSEZ A VOUS SERVIR DE VOS MAINS

 

Dans les pages qui suivent, les distances apparentes qui séparent les astres dans le ciel au-dessus de votre jardin sont exprimées en écarts angulaires et, comme tout angle qui se respecte, sont calculées en degrés. Les fractions de degrés sont exprimées en minutes et en secondes d’arc : 1 degré compte 60 minutes d’arc (souvent écrites comme suit : 60’) et chaque minutes d’arc compte elle-même 60 secondes d’arc (60’’). Pour estimer rapidement ces angles, servez-vous de vos mains. C’est assez approximatif, mais çà marche !

 

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Par ailleurs, notez que toutes les heures des éphémérides ci-dessous sont données en Temps Universel (TU). Ajoutez 1 heure pour convertir en heure d’hiver et 2 heures pour convertir en heure d’été

 

LES PLANETES VISIBLES A L'OEIL NU DURANT LE MOIS :

 

Visible le soir : Vénus

Visible toute la nuit : Jupiter
Visible le matin : Mars, Saturne

 

MERCURE

Mercure demeure inobservable durant tout le mois de mai

 

VENUS

Vénus, se couche près de 2 h 30 après le Soleil durant tout le mois. L'augmentation de son élongation est contrebalancée par la diminution de l'angle que fait l'écliptique avec l'horizon Ouest. Résultat : si vous observez Vénus elle semblera stagner à une petite dizaine de degrés de hauteur au-dessus de l'horizon Ouest-Nord-Ouest de Fécamp. Son éclat est toujours voisin de la magnitude -4 et son diamètre apparent atteint 13 secondes d'arc.

 

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MARS

La planète Mars entre dans la constellation du Capricorne le 14 mai. Fin mai, elle se lève 4 h 20 m avant le Soleil. À l'aube, son éclat rubis est  immanquable au-dessus de l'horizon Sud-Sud-Est de Fécamp alors que Jupiter se trouve de l'autre côté de l'horizon, au-dessus de l'horizon Sud-Ouest. Le diamètre apparent de Mars passe ce mois-ci la barre des 15 secondes d'arc.

 

JUPITER

Jupiter est en phase d'opposition le 9 mai c'est-à-dire que le Soleil, la Terre et cette planète sont alignés. L’éclat de Jupiter est impressionnant sur la voûte céleste (magnitude -2,5) et son diamètre apparent culmine à 44,8 secondes d'arc.

 

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Une simple lunette de 60 mm de diamètre suffit pour suivre le ballet quotidien d’Io, Europe, Ganymède, Callisto, les 4 principales lunes de Jupiter.

 

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Aspect de Jupiter aux jumelles/ photoPh. Ledoux – ASCT astronomie

 

Les plus belles configurations des satellites de Jupiter (éclipses, passage de l’ombre d’un satellite devant le disque de Juju, etc…) sont signalées plus loin, dans les éphémérides au jour le jour. Le petit tableau ci-dessous, publié par le « guide du ciel » de Guillaume Cannat, récapitule les principaux spectacles offerts ce mois-ci par les 4 principaux satellites de la planète Jupiter. Les éclipses signalent les disparition de l’un des satellites dans l’ombre que Jupiter traîne derrière elle dans l’espace. Les projections d’ombre désignent le passage de l’ombre de l’un des satellites devant le disque de la planète

 

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Les grandes bandes nuageuses tropicales et les tourbillons de l’atmosphère tumultueuse de Jupiter sont visibles dans un télescope d’au moins de 114 mm de diamètre.

 

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Nomenclature internationale des bandes nuageuses de Jupiter

 

Pour l'observation visuelle de la Grande Tache Rouge, un instrument de plus de 100 mm est nécessaire. Vous trouverez ci-dessous les heures de passage de la Grande Tache Rouge au méridien central de Jupiter, c'est à dire au méridien 0°, qui fait face à l'observateur terrestre.

 

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Pour en savoir plus sur l’observation de Jupiter dans un télescope d’amateur, consultez notre dossier spécial

 

SATURNE

Saturne brille une vingtaine de degrés au-dessus de l'horizon de Toussaint durant l'aube. Son éclat augmente de la magnitude 0,4 à 0,2 durant le mois de mai et son diamètre apparent atteint 18 secondes d’arc (41 secondes d'arc avec les anneaux). Saturne se lève en fin de soirée avec les étoiles de la constellation du Sagittaire. L'inclinaison des anneaux passe de plus de 25,5 à plus de 25,7° au cours du mois.

Uranus et Neptune ne sont pas observables durant le mois de mai.

 

LA STATION SPATIALE INTERNATIONALE

La Station spatiale internationale (ISS) est observable en France métropolitaine, dans le ciel de l’aube jusqu’au 20 mai puis en milieu de nuit jusqu’à la fin du mois

L'éclat de l'ISS est suffisamment puissant lors des meilleurs passages pour qu'elle soit visible dans un ciel bleu avant même le coucher du Soleil ou peu après son lever ; le site Heavens-Above annonce ce genre de passages. Vous trouverez un mode d’emploi en français sur le site Internet de Guillaume Cannat, l’auteur du Guide du ciel, pour vous guider dans votre navigation sur Heavens-Above

 

 

LES EPHEMERIDES AU JOUR LE JOUR :

 

Le 1er :

Dans les jours précédant et suivant l'opposition de Jupiter, vous pouvez tenter une observation un peu délicate si vous disposez d'un télescope d'au moins 100 mm de diamètre et s'il n'y a pas trop de turbulences dans le ciel de votre lieu d’observation. Il s'agit de suivre le changement de position de l'ombre d’Io, l'un des quatre principaux satellites de Jupiter, qui passe de l'ouest à l'est du satellite au moment de l'opposition. Cette nuit, vous pouvez distinguer le petit disque noir de l'ombre à l'ouest du satellite lors de son passage devant la planète : de 1 h 02 m à 3 h 12 m TU, l’ombre transite devant Jupiter, suivie par Io lui-même, de 1 h 14 m à 3 h 21 m. Si les conditions d’observation ne sont pas excellentes, vous aurez une autre chance le 8, à partir de 2 h 58 m.

 

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En soirée, à partir de 22 h 10 m TU, Io, l’un des 4 principaux satellites s’éclipse dans l’ombre de la planète géante               

 

Le 2 :

A 0 h 29 m TU, fin de l’occultation d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par le disque de la planète géante

 

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Conjonction entre la Lune et Antarès, l'étoile principale de la constellation du Scorpion, à 10 h 40 m. En fin de nuit et à l'aube, la Lune gibbeuse brille au-dessus de l'étoile

Conjonction entre la planète Vénus et Aldebaran, l'étoile principale de la constellation du Taureau, à 23 h 09 m (séparation : 6,4°). 1 h 30 après le coucher du Soleil, Aldebaran est bien visible à l'œil nu sur la gauche de Vénus, à 5° au-dessus de l'horizon Ouest-Nord-Ouest depuis la plage de Fécamp

 

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A 21 40 m, fin du passage de l’ombre d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, devant le disque de la planète géante, suivi à 21 h 48 m par la fin du passage d’Io devant Juju

 

Le 4 :

Début à 3 h 55 m TU de l’éclipse d’Europe, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par l’ombre de la planète géante

 

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Minimum d’éclat de l'étoile variable Sheliak (bêta de la Lyre) à 9 h. Les autres minima du mois se produisent le 17 à 8 h et le 30 à 6 h

Sa magnitude varie de 3,3 à 4,3 au cours d'un cycle de 12,941 jours. Dans la réalité, l'astre que nous appelons Sheliak englobe deux étoiles qui forment un système binaire, c'est-à-dire qu'elles tournent l'une autour de l'autre. D'après les mesures effectuées par le satellite européen Hipparcos, elles se situent à plus de 880 années-lumière de nous et émettent deux mille fois plus de lumière que le Soleil ! La plus grosse des deux étoiles est une géante bleue avec une température de surface de l'ordre de 13 000 degrés Kelvin (pour mémoire, 0 degré Kelvin = - 273, 15 degrés Celsius). L'autre étoile, est un peu plus petite, tout en restant plus imposante que notre Soleil et sa température est estimée à 8 000 K. Le plan de l'orbite de ces étoiles étant incliné par rapport à notre ligne de vision, elles passent régulièrement l'une devant l'autre, ce qui entraîne les variations d'éclats que nous percevons à l'oeil nu. La plus grosse  éclipse totalement sa compagne ce qui provoque le minimum d’éclat à la magnitude 4,3 d'aujourd'hui; la moins grosse n'éclipse que patiellement l'autre, ce qui provoque un second minimum proche de la magnitude 3,8 près de 6,5 jours après le premier

 

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Conjonction entre la Lune et la planète Saturne à 20 h 02 m (séparation : 1,7°). Le 4 et le 5 mai, la Lune gibbeuse joue à saute-mouton avec Saturne.

 

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Maximum d'éclat de l'étoile Delta Cephei à 23 h TU

Les autres maxima du mois se produisent le 10 à 8 h, le 15 à 16 h, le 21 à 1 h, le 26 à 10 h et le 31 à 19 h

Située au sud de la constellation de Céphée, Delta Cephei est le prototype des céphéides, ces étoiles géantes variables dont la période est strictement liée à la luminosité. Cette caractéristique physique a permis aux astronomes de les utiliser pour déterminer la distance d’autres galaxies dans lesquelles on les a identifiées. Delta Cephei passe de la magnitude 3,5 à 4,4 au cours d’un cycle d’une régularité métronomique de 5 jours 8 heures 47 minutes et 32 secondes ; sa baisse de luminosité est un peu plus lente que sa remontée qui s’effectue en un peu moins de deux jours. Comparez son éclat à celui des étoiles qui l’entourent et dont la magnitude est indiquée sur le schéma voisin. Delta Cephei est une étoile supergéante, près de cinq fois plus massive et 2000 fois plus lumineuse que le Soleil, dont le diamètre réel doit être proche de 40 fois celui de notre étoile, soit plus de 55 millions de kilomètres.

 

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Profitez du week-end pour débusquer une magnifique étoile double colorée dans la constellation d'Hercule. En dirigeant une petite lunette astronomique de 80 mm de diamètre vers l'étoile principale, Rasalgethi (magnitude 3,5), vous vous rendrez compte qu'elle est double. Sa composante la plus brillante est jaune ou légèrement orangée selon les observateurs et l'autre, à seulement 5 secondes d'arc, est d'un vert bouteille dont la profondeur est accentuée par son faible éclat (magnitude 6)

 

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Le 5 :

La planète Vénus passe à 4,3° de l'amas ouvert d’étoiles NGC 1647

Passage dans la nuit du 5 au 6 mai, entre 22 h 03 m et 0 h 18 m TU, de l’ombre d’Europe, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, devant le disque de la planète géante, suivi de 22 h 15 m à 0 h 23 m par le passage d’Europe lui-même devant Juju

 

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Le 6 :

A 1 h 25 m, élongation maximale de Titan, le principal satellite de Saturne, à l'ouest de la planète aux anneaux

(écart : 183 secondes d'arc)

 

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A 6 h 20 m, conjonction entre la Lune et la planète Mars (séparation : 2,7°). 2 heures avant le lever du Soleil, les deux astres survolent l'horizon Sud-Sud-Est d'une quinzaine de degrés

 

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Maximum théorique de l'essaim d'étoiles filantes des Eta Aquarides, qui est actif du 19 avril au 28 mai. Cet essaim intéresse surtout les observateurs de l'hémisphère sud car son radiant est situé très bas sur l'horizon à la fin de la nuit.

De 21 h 10 m à 22 h 52 m, passage de l’ombre de Ganymède, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, devant le disque de la planète géante, suivi à 21 h 39 m du passage de Ganymède lui-même devant Juju

 

Le 8 :

A 2 h 18 m TU, l'étoile 32 Cap (alias Iota Cap, constellation du Capricorne, magnitude 4,3) est occultée par la Lune. Mais le phénomène se produit au ras de l’horizon toussaintais. L’étoile réapparaît à 2 h 56 m. Les deux astres sont alors 10° au-dessus de l'horizon normand et la fraction éclairée de notre satellite est de 50 %.

Notez que ces horaires ont été calculés pour Fécamp. Si vous observez depuis un autre lieu, ils peuvent varier de plusieurs minutes. Si vous êtes dans ce cas, par précaution, commencez vos observations un peu avant

Le Dernier Quartier de Lune se produit à 2 h 09 m

Début à 2 h 56 m du passage simultané d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, et de son ombre devant le disque de la planète géante

 

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Le 9 :

Opposition de la planète Jupiter. La planète géante du système solaire se situe dans la constellation de la Balance, 3° à l'est de l'étoile Zubenelgenubi.

 

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Entre 0 h 04 m et 2 h 14 m, occultation d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par le disque de la planète géante

 

Maximum théorique du petit essaim météoritique des Eta Lyrides dans la période d'activité s'étend du 3 au 14 mai. Ces météorites sont associées à la comète C/1983 H1 IRAS-ARKI-ALCOCK. Le taux horaire moyen zénithal n’est que de 3 étoiles filantes par heure. Cette année le maximum se produit avec un gros croissant de Lune dans le ciel

A 21 h 24 m, passage d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, devant le disque de la planète géante, suivi à  21 h 26 m de son ombre. Notez que, maintenant que l’opposition est passée, l’ombre suit et ne précède plus le satellite comme c’était le cas avant cette opposition (cf par exemple lors du passage d’Io hier, le 8)

 

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Le 10 :

Plus petite distance entre la Terre et la planète Jupiter : 658 millions de kilomètres environ. C'est donc 8 millions de kilomètres plus près que l'année dernière et le diamètre apparent de Jupiter sera donc un peu plus grand que lors de la précédente opposition : 44,8 contre 44,2 secondes d'arc. Malheureusement cette année, Jupiter montera moins haut dans le ciel que l'an dernier ce qui n'est pas idéal pour l'observation au télescope en raison des nombreuses turbulences qui agitent de la basse atmosphère de la Terre, notamment en Normandie

A 20 h 42 m, fin de l’éclipse d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par l’ombre de la planète géante

 

Le 11 :

Profitez du week-end pour aller débusquer les trois "nébuleuses sans étoiles » que Charles Messier avait décrites et répertoriées dans son catalogue sous les numéros 95, 96 et 105. La plus brillante est M96. C'est avec un télescope de 200 mm de diamètre que vous la repérez le plus facilement notamment grâce à son noyau brillant. M96 est une galaxie spirale barrée vue de face qui ressemble une toute petite tache circulaire avec un noyau plus brillant, dans un télescope de 200 mm de diamètre. Mais il faut en télescope de 400 mm pour deviner la barre qui s'étend de part et d’autre de ce noyau. Enfin à 1° au Nord-Nord-Ouest de M96 vous tenterez de voir également la petite galaxie elliptique Messier 105 mais elle ne mesure que 2 minutes d’arc de diamètre.

 

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Le 13 :

De 0 h 30 m à 2 h 38 m, passage d’Europe, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, devant le disque de la planète géante, suivi de 0 h 39 m à 2 h 53 m du passage de l’ombre d’Europe devant le disque de Juju

 

Le 14 :

Callisto, l'un des quatre principaux satellites de la planète Jupiter, survole à 0 h TU le pôle nord de la planète géante du système solaire. A 0 h 54 m TU, Ganymède, un autre des 4 principaux satellites de Jupiter, passe devant le disque de la planète, suivi à 1 h 07 m TU de son ombre. Le satellite et son ombre voguent de concert devant Jupiter jusqu’à 2 h 05 m TU, l’ombre achevant son passage à 2 h 46 m

 

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La planète Mars passe à 0,3° de l'amas globulaire d’étoiles Messier 75, dans la constellation du Sagittaire.

Le Soleil entre dans la constellation du Taureau à 12 h 27 m

A 19 h 34 m TU, début de l’occultation d’Europe, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par le disque de la planète géante. Puis, à 22 h 03 m, Europe émerge de l’ombre de Jupiter après s’y être éclipsé

 

Le 15 :

Nouvelle Lune à 11 h 48 m TU

 

Le 16 :

A 1 h 48 m TU, début de l’occultation d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par le disque de la planète géante

La planète Saturne passe à 1,5° au nord de l'amas globulaire Messier 22, dans la constellation du Sagittaire.

À l'aube, la planète Mars passe à moins de 0,1° de l'étoile PPM 270 764 (magnitude 9,5).

Ce soir, au crépuscule, guettez un fin croissant lunaire de 2,7 %. À 20 h 15 m, il est âgé de 32 heures et se situe à 2° de hauteur et à 293° d'azimut sur l'horizon normand, alors que le Soleil se situe déjà à 8° sous cet horizon

Si vous observez Jupiter avec votre télescope, vous pourrez constater le changement de côté de l'ombre d’Io, l'un des 4 principaux satellites, par rapport à son précédent passage devant le disque de la planète géante. Entre 23 h 08 m TU et 1 h 16 m, passage d’Io devant le disque de Jupiter, suivi de 23 h 19 m à 1 h 28 m, du passage de l'ombre d’Io.

 

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Le 17 :

L’astéroïde 9 Métis passe à 0,5° au sud de la nébuleuse de la lagune, dans la constellation du Sagittaire

Conjonction à 18 h 18 m entre la Lune et la planète Vénus (séparation : 4,8°)

 

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A 20 h 14 m TU, début de l’occultation d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par le disque de la planète géante. Et, à 22 h 36 m, Io émerge de l’ombre de Jupiter où il était éclipsé

 

 Le 18 :

 

A 19 h 43 m TU, fin du passage d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, devant le disque de la planète géante, suivi à 19 h 57 m de la fin du passage de son ombre devant devant Juju

Profitez du week-end pour essayer de repérer Messier 80, un bel amas globulaire d’étoiles, de magnitude 7,2, situé au nord-ouest d’Antarès, l'étoile principale de la constellation du Scorpion. Dans des jumelles, cet amas d'étoiles a l'aspect d'une petite tache floue, qui prend un aspect  grumeleux dans une lunette de 80 mm de diamètre. Dans un télescope de 250 m et au-delà, on observe les étoiles composant la périphérie de cet amas mais il faut regarder Messier 80 dans un télescope plus grand pour pouvoir observer la totalité des étoiles cet amas.

 

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Le 19 :

Conjonction entre la Lune et Pollux, l'une des deux principales étoiles de la constellation des Gémeaux, à 12 h 19 m. À la tombée de la nuit, vous repérerez sans peine, même en pleine ville, les 2 étoiles Castor et Pollux des Gémeaux, qui scintillent à droite du croissant lunaire.

 

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Le 20 :

A 2 h 45 m TU, début du passage d’Europe, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, devant le disque de la planète géante, suivi à 3 h 14 m du début du passage de son ombre devant Juju

Le croissant lunaire est installé à 5° de l'amas ouvert d'étoiles de la Crèche, dans la constellation du Cancer. Avec un ciel limpide et une paire de jumelles vous pouvez distinguer ce joli regroupement stellaire.

 

Le 21 :

L’astéroïde 4 Vesta passe à 1,5° de l'amas ouvert d’étoiles Messier 25 dans la constellation du Sagittaire.

Aujourd’hui, les astrologues et les marchands d’horoscopes de tout poil vous annoncent que le Soleil entre dans le signe astrologique des Gémeaux, mais dans la réalité il est dans la constellation du Taureau pour un mois encore....... Dur, dur le métier de charlatan... Bien entendu, il ne faut pas prendre l'expression « le Soleil entre... » au pied de la lettre ! Notre étoile ne se déplace pas réellement d'une constellation à l'autre. C'est le mouvement continuel de la Terre autour du Soleil qui entraîne un déplacement apparent de celui-ci devant les constellations du zodiaque.

 

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A 20 h TU, Vénus passe à 0,8° au nord de l'amas ouvert d’étoiles Messier 35.

A 21 h 49 m TU, début de l’occultation d’Europe, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par le disque de la planète géante

 

Le 22 :

A 0 h 38 m TU, fin de l’éclipse d’Europe, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par l’ombre de la planète géante Conjonction entre la Lune et Regulus, l'étoile principale de la constellation du Lion, à 2 h 11 m. Le 21, à la fin du crépuscule le quartier lunaire est à moins de 3° de Regulus, au-dessus de l'horizon sud-ouest de Fécamp

 

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A 3 h 49 m, Premier Quartier de Lune

Equinoxe d'automne pour l'hémisphère nord de la planète Mars

 

Le 24 :

Passage entre 0 h 52 m et 3 h TU d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, devant le disque de la planète géante, suivi à 1 h 13 m du début du passage de l’ombre d’Io devant Juju

En soirée, à 20 h 56 m TU, fin de l’éclipse de Ganymède, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par l’ombre de la planète géante

Puis, à 21 h 59 m TU, début de l’occultation d’Io par le disque de Jupiter

 

Le 25 :

Période de libration maximale en longitude pour la Lune. Avec un télescope, vous pourrez découvrir les immenses stries claires qui zèbrent la surface de notre satellite et dont les 4 principales sources sont les cratères Tycho, Copernic, Kepler et Aristarque. Ces stries claires sont composées de la matière éjectée lors des impacts météoritiques qui ont créé ces cratères, et qui se sont déposées en gerbe rayonnant autour d'eux.

 

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Pour retrouver votre chemin parmi le fouillis des cratères de la Lune, téléchargez gratuitement le magnifique Atlas Virtuel de la Lune  de Christian Legrand et Patrick Chevalley. Et pour en savoir un peu plus sur les librations de la Lune, consultez notre page qui explique ce curieux phénomène de balancement de la Lune sur son orbite

Passage de 19 h 42 m à 21 h 52 m TU de l’ombre d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, devant le disque de la planète géante

A 21 h 27 m TU, fin du passage d’Io lui-même devant le disque de Juju

Profitez du week-end pour chercher l’amas globulaire d’étoiles Messier 5 (alias NGC 5904). Avec une magnitude de 5,8, il est théoriquement repérable à l'œil nu, par une nuit très noire, dans un ciel totalement dépourvu de pollution. Il faut le rechercher à environ 7° au sud-ouest d’Unukalhai, l'étoile principale de la tête du Serpent. Petite boule floue dans des jumelles et dans une petite lunette de 60 mm de diamètre, M5 montre une densité d'étoiles bien plus importante dans un grand télescope, notamment dans un Dobson de 400 mm de diamètre où vous pourrez observer plusieurs centaines d'étoiles très serrées les unes contre les autres.

 

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Le 26 :

Conjonction entre la Lune et Spica, l’étoile principale de la constellation de la Vierge, à 2 h 43 m (séparation : 7°). En soirée, à la fin du crépuscule, vous pouvez repérer sans difficulté Spica et sa voisine au-dessus de l'horizon.

 

Les 4 principaux satellites de Jupiter, Io, Europe, Ganymède et Callisto, sont alignés dans leur ordre naturel à l'est du disque de la planète géante du système solaire.

 

Le 27 :

Période de libration minimale en latitude de la Lune. La région de la Mer Australe est bien mise en valeur

 

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Pour retrouver votre chemin parmi le fouillis des cratères de la Lune, téléchargez gratuitement le magnifique Atlas Virtuel de la Lune  de Christian Legrand et Patrick Chevalley. Et pour en savoir un peu plus sur les librations de la Lune, consultez notre page qui explique ce curieux phénomène de balancement de la Lune sur son orbite

Conjonction entre la Lune et Jupiter à 19 h 48 (séparation : 3,8°). Le 27 au soir la Lune et Jupiter sont installés à plus de 20° au-dessus de l'horizon Sud-Sud-Est de Fécamp.

 

Le 28 :

La planète Vénus passe à 0,2° de l'étoile Mebsuta de la constellation des Gémeaux

 

Le 29 :

Début à 0 h 04 m TU de l’occultation d’Europe, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par le disque de la planète géante

Pleine Lune à 14 h 20 m

Conjonction entre la Lune et Antarès, l'étoile principale de la constellation du Scorpion, à 17 h 57 m (séparation : 8,9°)

 

Le 30 :

Fin à 20 h 19 m TU du passage d’Europe, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, devant le disque de la planète géante, suivi à 21 h 23 m de la fin du passage de l’ombre d’Europe devant Juju

 

Le 31 :

Début à 2 h 37 m TU du passage d’Io, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, devant le disque de la planète géante

Conjonction entre la Lune et l'astéroïde 4 Vesta à 14 h 51. Vesta se situe à 1,9° au nord de la Lune

De 21 h 12 m à 22 h 36 m TU, occultation de Ganymède, l’un des 4 principaux satellites de Jupiter, par le disque de la planète géante

Puis, à 23 h 13 m TU, début de l’éclipse de Ganymède, un autre des 4 principaux satellites de Jupiter, par l’ombre de la planète géante

Et, pour finir en beauté cette soirée, début à 23 h 44 m TU de l’occultation d’Io, encore un des 4 principaux satellites de Jupiter, par le disque de la planète géante

 

 

La Lune du mois

 

Dernier Quartier : le 8 mai

Nouvelle Lune : le 15 mai

Premier Quartier : le 22 mai

Pleine Lune : le 29 mai

 

Si vous souhaitez disposer d'éphémérides complètes sur support papier, nous vous conseillons d'acheter le Guide du Ciel de Guillaume Cannat : les conjonctions de planètes, leurs heures de lever, de coucher, les cartes du ciel mois après mois, des conseils pour se servir d'un télescope, tout, absolument tout, est dans ce bouquin qui, au fil des années, est devenu ZE référence. A consommer sans aucune modération. Une version allégée de ce guide existe également, pour celles et ceux d'entre vous qui ne disposent pas d'autre instrument que leurs yeux pour admirer le ciel.

 

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29/04/2018
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météo

 

WEBASTRO 

site de la communauté astronomique , avec la couverture nuageuse , le seeing ou la transparence 

 

http://www.webastro.net/index.php?meteo&cartes_previsions&zone=fr&lat=45&long=2.5&size=10&echeance=12&val=couv_nuages&PHPSESSID=a3a6f8e19c7512c3b3e82d645cf3cf7e#carte

 

SAT 24

permet de voir en temps réel , et donc prévoir à court terme , l' évolution de la masse nuageuse

 

https://en.sat24.com/en/fr/visual 

 

METEORAMA

permet de voir la prévision de l' évolution de la masse nuageuse

 

https://www.meteorama.fr/nuage/


31/12/2017
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astéroïde Fécamp

 

L’astéroïde 6177 Fécamp

 

 

 

En 2015, l'Union Astronomique Internationale a organisé le concours « NameExoWorlds », qui avait permis pour la première fois au grand public de donner des noms à 14 étoiles et 31 exoplanètes extérieures à notre système solaire.

 

 

 

Fondée en 1919, l'Union Astronomique Internationale (IAU) est l’ONU des astronomes. Elle rassemble plus de 10 000 astronomes professionnels de presque 100 pays. Sa mission est de promouvoir et sauvegarder l'astronomie dans tous ses aspects par la collaboration internationale. L'IAU est aussi l'autorité reconnue internationalement pour donner des noms officiels à tous les corps célestes ainsi qu’aux détails visibles à leurs surfaces.

 

 

 

Dans ce cadre, les noms de Ogma et Smertrios, proposés par le club d'Astronomie de Toussaint pour  l'étoile HD 149 026 et sa planète, avaient été retenus. Ces noms sont aujourd’hui devenus les désignations officielles de cette exoplanète et de son étoile.

 

 

 

Pour récompenser tous les gagnants de ce concours inhabituel, l'Union Astronomique Internationale leur a offert de nommer également des astéroïdes du système solaire.

 

 

 

Après approbation par l'Union Astronomique Internationale via sa Division Small Bodies Nomenclature (SBN   : Nomenclature des Petits Corps), 17 de ces planètes mineures ont ainsi reçu les noms d'astronomes, d'éducateurs, d'auteurs, de poètes, de danseurs, ainsi que des noms ou des emplacements d'organisations astronomiques.

 

 

 

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Pour sa part, le Club d'Astronomie de Toussaint a donné le nom de « Fécamp » à l’astéroïde 6177 1986 CE2. Ce petit corps rocheux a été découvert le 12 février 1986 par l’astronome Henri Debehogne depuis l’Observatoire Européen du Sud situé à La Silla (Chili). Cet astéroïde tourne autour du Soleil en 3,27 années quelque part entre les orbites des planètes Mars et Jupiter

 

 

 

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Un astéroïde est une planète mineure du système solaire. ). Un astéroïde est composé de roches, de métaux et de glaces. Le seuil de détection d’un astéroïde par les télescopes est de l'ordre du mètre mais certains astéroïdes peuvent atteindre plusieurs centaines de kilomètres. Le plus gros d’entre eux, Cérès, avoisine 1 000 km, et a une forme sphérique

 

 

 

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Mais en général, les astéroïdes sont bien plus petits et bien plus irréguliers. L’astéroïde 6177 Fécamp ne  mesure que 4,8 km de diamètre

 

 

 

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6177 Fécamp orbite entre Jupiter et Mars avec une myriade d’autres  petits compagnons, formant ce que les astronomes appellent la ceinture principale d’astéroïdes. Cette ceinture est située entre 250 et 650 millions de kilomètres de nous

 

 

 

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Il existe dans notre système solaire une deuxième ceinture d’astéroïdes , bien plus lointaine, située au fin fond du système solaire, au-delà de l’orbite de Pluton. Cette ceinture, appelée ceinture de Kuiper, contient également d’innombrables comètes. C’est dans cette région qu’ont été rejetés, au moment de la naissance de notre système solaire, tous les petits corps qui ne sont pas parvenus à s’agglomérer pour former des planètes. La ceinture de Kuiper se trouve entre 4,5 et 8 milliards de kilomètres de nous

 

 

 

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Les astronomes ont pu observer dans notre galaxie des étoiles très jeunes, qui sont au stade où était notre Soleil voici 4,5 milliards d’années. C’est le cas des étoiles HL Tauri et T Tauri, qui sont entourée d’un disque proto-planétaire de poussières. Une fois que ce disque se sera condensé en planètes, le restant des poussières sera expulsé vers l’extérieur de ces systèmes en formation, exactement comme cela fut le cas pour notre système solaire

 

 

 

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Certains astéroïdes croisent l’orbite de la Terre : les astéroïdes géocroiseurs. Ils font les délices des films-catastrophes….

 

 

 

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Mais, en fait, les risques de collisions entre ces astéroïdes et le sol de la Terre sont extrêmement faibles : la majorité des astéroïdes sont bien trop petits pour nous atteindre. Ils se consument dans notre atmosphère avant de toucher le sol, formant alors une étoile filante particulièrement brillante, appelée bolide. Statistiquement, environ 200 de ces astéroïdes, d’un diamètre inférieur à 10 m, viennent tous les ans brûler dans notre atmosphère

 

 

 

Seuls les gros astéroïdes peuvent causer des dégâts, comme celui qui a explosé au-dessus de la Russie en 2013. Mais ils sont heureusement beaucoup plus rares : en moyenne, un astéroïde de 10 à 100 m de diamètre par siècle. Le célèbre Meteor Crater, en Arizona, aurait ainsi été créé par un astéroïde d’une quinzaine de mètres de diamètre

 

 

 

6177-arizona.jpg

 

 

 

Le 30 juin 1908, un astéroïde analogue a explosé au-dessus du sol de la Sibérie, ravageant toutes les forêts dans un rayon de 20 km. Le corps rocheux responsable de cet impact n’a jamais été retrouvé, s’étant probablement désintégré dans l’atmosphère juste avant de toucher le sol

 

 

 

6177-tunguska.jpg

 

 

 

Quant aux astéroïdes de 100 m à 1 km de diamètre, la Terre n’en  croise sur sa route qu’un seul tous les 5000 à 30 000 ans. On pense que c’est l’impact d’un de ces très gros --- mais heureusement très rares – astéroïdes qui est responsable de la disparition des dinosaures. Les géologues sont parvenus à retrouver la trace de cet impact géant au Guatemala, dans la presqu’île du Yucatan

 

 

 

6177-chicxulub.jpg

 

 

 

Pour en savoir un peu plus sur les différentes familles d’astéroïdes, consultez dans les archives du club d’astronomie de Toussaint le dossier que nous leur avions consacré

 

 

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Press Release

 

Target release: Feb 17 Friday 09:00 UTC (10:00 CET, 18:00 JST)

 

Joint release with winners and national contacts coordinated by OAO

 

 

 

17 Minor Planets Named by NameExoWorld Contest Winners

 

 

 

In 2015, the IAU organised the NameExoWorlds contest, which provided the first opportunity for the public to submit names for exoplanets and their stars. As a result, the names of 19 ExoWorlds (14 stars and 31 exoplanets orbiting them) were chosen by public vote, and accepted by the IAU. These names became the official designations of the exoplanets and stars.

 

 

 

As a reward to the winners, they were given the exciting opportunity to name minor planets in our Solar System. The IAU, via its Division F Working Group Small Bodies Nomenclature (SBN), recently approved the new names of 17 minor planets after the winners made their proposals.

 

 

 

The 17 names are named after astronomers, educators, authors, poets, and dancers, as well as the names and locations of astronomical organisations.

 

 

 

Minor Planet Number

Minor Planet Name

Proposer

(6118) 1986 QX3

Mayuboshi [1]

(6117) 1985 CZ1

Brevardastro

(6125) 1989 CN

Singto

(6126) 1989 EW1

Hubelmatt

(6133) 1990 RC3

Royaldutchastro

(6134) 1990 RA5

Kamagari

(6138) 1991 JH1

Miguelhernández

(6142) 1993 EP

Tantawi

(6159) 1991 YH

Andréseloy

(6177) 1986 CE2

Fécamp

(6187) 1988 RD5

Kagura

(6192) 1990 KB1

Javiergorosabel

(6196) 1991 UO4

Bernardbowen

(6212) 1993 MS1

Franzthaler

(6215) 1973 EK

Mehdia

(6217) 1975 XH

Kodai

(11780) 1942 TB

Thunder Bay

 

 

 

The proposers are to be awarded a plaque and certificates for “their” ExoWorld and Minor Planet commemorating their contribution to astronomy.

 

 

 

A full list of the citation of the minor planets can be found at the IAU Minor Planet Circular.

 

 

 

Notes

 

[1] The spelling of Mayuboshi (current spelling — Mayubosh) will be corrected in the March 2017 issue of IAU Minor Planet Circular.

 

 

 

More Information

 

The IAU is the international astronomical organisation that brings together more than 10 000 professional astronomers from almost 100 countries. Its mission is to promote and safeguard the science of astronomy in all its aspects through international cooperation. The IAU also serves as the internationally recognised authority for assigning designations to celestial bodies and the surface features on them. Founded in 1919, the IAU is the world's largest professional body for astronomers.

 

 

 

Graphics:

 

1 overall infographic

 

+ 17 images on the orbit of each minor planet

 

Are in preparation

 

 

 

Contacts

 

Sze-leung Cheung

 

IAU International Outreach Coordinator

 

Tokyo, Japan

 

Tel: +81-(0)422-34-3896

 

Cell: +81-80-92742454

 

Email: cheungszeleung@iau.org

 

 

 

Gareth Williams

 

Associate Director, IAU Minor Planet Center

 

Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, USA

 

Email: gwilliams@cfa.harvard.edu

 

 

https://docs.google.com/document/d/1NdAqBRdkTdTJe6d2vrYfSci0JGShgZEkeOBtDjAN1Mw/edit

 

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MPC.jpg

 

  http://www.minorplanetcenter.net/iau/ECS/MPCArchive/2017/MPC_20170212.pdf

 

 

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 Carte d'identité

http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=6177

 

carte identité.jpg

 

 





17/02/2017
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