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les résultats du vote

le communiqué officiel de l' Union Astronomique Internationale

 

   

Les votes publics proposant des noms pour 19 “Exomondes” (14 étoiles et 31 exoplanètes en orbite autour d’elles)  viennent d’être entérinés par l’Union Astronomique Internationale. Reflétant l’intérêt international pour l’astronomie, ce sont plus d’un demi-million de votes issus de 182 pays qui ont contribué aux nouvelles désignations officielles de ces mondes lointains.

 

Pendant des millénaires, les peuples ont donné des noms aux objets célestes. Aujourd’hui, c’est l’Union Astronomique Internationale, l’organisation fondée en 1919, qui regroupe 12 000 astronomes professionnels de près de 100 pays qui porte la responsabilité d’assigner des désignations officielles aux corps célestes et aux reliefs découverts à leur surface. Le concours “Donnez un nom aux exomondes” a offert pour la première fois la possibilité au grand public de donner un nom aux exoplanètes et à leurs étoiles. Les noms qui l’ont emporté pourront être utilisés librement parallèlement aux désignations scientifiques déjà existantes, sous réserve que soient mentionnés les clubs et les organisations qui les ont proposés.

 

Lors de la clôture du vote, le 31 octobre 2015, un total de 573 242 suffrages du public ont permis de donner un nom à 31 exoplanètes et leurs 14 étoiles-hôtes, situées bien au-delà de notre propre étoile. Les clubs et associations ayant proposé les noms retenus recevront une plaque commémorant leur contribution et il leur sera donner l’excitante possibilité de choisir un nom pour un astéroïde.

 

Le public a pu voter pour 274 noms d’exomondes proposés par une très grande variété d’organisations astronomiques , issus de 182 pays, et incluant  des groupes amateurs d’astronomie, des écoles, des universités et des planétariums. Les noms qui ont retenu les suffrages proviennent de tout le globe terrestre : 4 sont issus de l’Amérique du Nord (USA, Canada), 1 d’Amérique latine (Mexique), 2 du Moyen-Orient et de l’Afrique (Maroc, Syrie), 6 d’Europe (France, Italie, Pays-Bas, Espagne, Suisse), and 6 de la zone Asie-Pacifique (Australie, Japon, Thaïlande).

 

 

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Le groupe de travail de l’UAI chargé de la dénomination des planètes et des satellites des planètes a validé chacun des noms vainqueurs de cette élection, comme prévu dans le règlement de ce concours, et a proposé, lorsque c’était nécessaire, des modifications en plein accord avec les associations ayant proposé ces noms

 

Cependant, après d’intenses délibérations, le groupe de travail a décidé d’annuler le vote pour un exomonde, celui de l’étoile Tau Bootis, car le nom vainqueur du vote n’a pas été jugé conforme aux règles édictées par l’UAI. Un nouveau concours sera donc organisé dans le futur afin de décider du nom de Tau Bootis.

 

Les nouveaux noms adoptés prennent la forme de différentes figures mythologiques provenant d’une grande variété de cultures ainsi que de figures ayant traversé l’histoire de scientifiques célèbres, de personnages de fiction, de cités anciennes, de langues anciennes :

 

 

Etoile

14 Andromedae

Veritate

Planète

14 Andromedae b

Spe

 

Etoile

18 Delphini

Musica

Planète

18 Delphini b

Arion

 

Etoile

42 Draconis

Fafnir

Planète

42 Draconis b

Orbitar

 

Etoile

47 Ursae Majoris

Chalawan

Planète

47 Ursae Majoris b

Taphao Thong

Planète

47 Ursae Majoris c

Taphao Kaew

 

Etoile

51 Pegasi

Helvetios

Planète

51 Pegasi b

Dimidium

 

Etoile

55 Cancri

Copernicus

Planète

55 Cancri b

Galileo

Planète

55 Cancri c

Brahe

Planète

55 Cancri d

Lippershey

Planète

55 Cancri e

Janssen

Planète

55 Cancri f

Harriot

 

Planète

Ain b (epsilon Tauri b)

Amateru

 

Planète

Edasich b (iota Draconis b)

Hypatia

 

Etoile

epsilon Eridani

Ran

Planète

epsilon Eridani b

AEgir

 

Planète

Errai b (gamma Cephei b)

Tadmor

 

Planète

Fomalhaut b (alpha Piscis Austrini b)

Dagon

 

Etoile

HD 104985

Tonatiuh

Planète

HD 104985 b

Meztli

 

Etoile

HD 149026

Ogma

Planète

HD 149026 b

Smertrios

 

Etoile

HD 81688

Intercrus

Planète

HD 81688 b

Arkas

 

Etoile

mu Arae

Cervantes

Planète

mu Arae b

Quijote

Planète

mu Arae c

Dulcinea

Planète

mu Arae d

Rocinante

Planète

mu Arae e

Sancho

 

Planète

Pollux b (beta Geminorum b)

Thestias

 

Etoile

PSR 1257+12

Lich

Planète

PSR 1257+12 b

Draugr

Planète

PSR 1257+12 c

Poltergeist

Planète

PSR 1257+12 d

Phobetor

 

 

 

Etoile

upsilon Andromedae

Titawin

Planète

upsilon Andromedae b

Saffar

Planète

upsilon Andromedae c

Samh

Planète

upsilon Andromedae d

Majriti

 

 

 

Etoile

xi Aquilae

Libertas

Planète

xi Aquilae b

Fortitudo

 

 

Le club d’astronomie vous propose une traduction en français de la signification de ces noms

 

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vous pouvez consulter sur le site Internet en anglais //nameexoworlds.iau.org/statistics la liste complète des résultats, avec le détail de tous les votes et des associations ayant proposé des noms

 

 

 

Plus d’informations

L’Union Astronomique Internationale est une organisation fondée en 1919, qui regroupe 12 000 astronomes professionnels de près de 100 pays, dont la mission est de promouvoir la science de l’astronomie dans tous ses aspects, au travers de la coopération internationale. L’UAI a aussi la responsabilité d’assigner des désignations officielles aux corps célestes et aux reliefs découverts à leur surface

 

Liens

 

Sze-leung Cheung

IAU International Outreach Coordinator

Tokyo, Japan

Tel: +81-(0)422-34-3896

Cell: +81-80-92742454

Email: cheungszeleung@iau.org

 

Thierry Montmerle

Chair of the IAU Executive Committee Working Group “Public Naming of Planets and Planetary Satellites”

IAU Former General Secretary, Institut d'Astrophysique de Paris

Paris, France

Tel: +33 1 43 25 83 58

Email: montmerle@iap.fr

 

Lars Lindberg Christensen

IAU Press Officer

Garching bei München, Germany

Tel: +49 89 3200 6761

Cell: +49 173 3872 621

Email: lars@eso.org


15/12/2015
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l' exoplanète & l' étoile du club d' astronomie de Toussaint

 

NE M’APPELEZ PLUS HD 149026b…

 

Petite balade dans un monde étrange : celui de l’étoile qui s’appelait HD 149026 jusqu’au mois de novembre 2015, lorsque l’Union Astronomique Internationale a accepté, au terme d’un vote mondial, la proposition du club d’astronomie de Toussaint  de la rebaptiser Ogma, du nom de la déesse celtique de l’écriture, de l’éloquence et de la force. Au terme de ce concours, 573 242 internautes, provenant de 182 pays différents, ont voté. Pour l’étoile HD 149 026 et son exoplanète, l’issue du vote s’est jouée à 49 voix près, les propositions de club de Toussaint recueillant 3713 voix contre 3664 pour les noms Opuntia et Cycla proposés par une école japonaise d’Hokkaïdo.

L’étoile Ogma, située à 257 années-lumière dans la constellation d’Hercule, est visible avec une paire de jumelles

 

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L’étoile Ogma est une étoile semblable à notre Soleil. Elle est située au-dessus du disque de notre galaxie, la Voie Lactée

 

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Autour de cette étoile, une planète initialement appelée HD 149026b a été découverte en 2005.  Elle porte aujourd’hui le nom de Smertrios, proposé par le club d’astronomie de Toussaint en l’honneur de ce dieu gaulois, équivalent de l’Hercule des Romains. Ce qui nous a semblé être logique, puisque l’étoile HD149026 est précisément située dans la constellation d’Hercule

Smertrios a été découverte à l’occasion de son transit devant son étoile. Puis elle a été confirmée par la méthode des vitesses radiales. Le fait d’avoir pu détecter cette exoplanète par ces deux méthodes différentes fait que les astronomes connaissent aujourd’hui à la fois l’orbite, la vitesse, la taille, la masse, la densité de Smertrios. On  ne peut pas en dire autant de toutes les exoplanètes…

Dans le cas de Smertrios, il s’agirait d’une planète géante, gazeuse, d’une taille intermédiaire entre celle des planètes Jupiter et Neptune de notre système solaire.

 

 

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Image NASA/JPL-Caltech

 

Mais alors que Jupiter met 10 ans pour boucler son orbite autour du Soleil, Smertrios n’a besoin que de 2,9 de nos jours terrestres : cette exoplanète est lancée à une vitesse folle sur son orbite autour de son étoile, dont elle est très proche

 

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Cette grande proximité entre l’étoile Ogma et la planète Smertrios génère d’énormes forces de marées gravitationnelles qui font que le mouvement de rotation de la planète est verrouillé de telle sorte qu’elle présente toujours le même hémisphère vers son étoile. Ce phénomène, appelé rotation synchrone par les astronomes, existe également autour de la Terre : la Lune présente toujours la même face vers nous. La rotation synchrone de l’exoplanète Smertrios a pour conséquence qu’un côté de la planète est perpétuellement cuit sous la chaleur de son soleil. Alors que l’autre côté de la planète est par contre un peu plus frais.

 

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Image planetarium de Montpellier

Il y a là une grande différence avec Jupiter, la planète géante de notre système solaire, dont la rotation sur elle-même en 10 heures homogénéise la chaleur. La conséquence de la très grande proximité de Smertrios avec son étoile est une température infernale : entre 1267° et 2040°. Une température où le fer et le plomb fondent.

 

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Si la composition de l’atmosphère de cette planète géante n’a pas encore pu être étudiée directement, les astrophysiciens pensent cependant qu’elle est majoritairement composée de monoxyde et de dioxyde de carbone au sein de laquelle circulent d’épais et brûlants nuages de vanadium et d’oxyde de titane. Bref, un monde  infernal, prototype de ce que les astronomes appellent un "Jupiter chaud" : une boule géante de gaz brûlants.

 

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Smertrios est si chaude que les astronomes estiment qu’elle absorbe la quasi-totalité de la chaleur qu’elle reçoit de son étoile et qu’elle n’en reflète quasiment rien. Les astres qui ne reflètent pas la lumière de leur soleil sont noirs : on pense donc que cette exoplanète est noire comme du charbon. L’exoplanète Smertrios serait donc non seulement la planète la plus chaude connue, mais également la plus noire.

 

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La température de cette planète gigantesque, sombre et étouffante a été mesurée par le télescope spatial Spitzer de la NASA, qui observe l’univers dans l’infra-rouge. Alors que la planète ne reflète pas la lumière visible, sa chaleur l’amène par contre à émettre beaucoup de radiations dans la longueur d’onde infrarouge, que ce satellite peut observer et mesurer facilement.

 

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Image NASA

Plus fort encore : les observations du télescope Spitzer suggèrent également la présence d’un point chaud au milieu de l’hémisphère de la planète qui fait toujours face à son étoile.

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Image NASA/JPL-Caltech/Harvard Smithsonian Institute

Il est probable que sous cette épaisse atmosphère se cache un cœur solide, équivalent à 70 à 90 fois la masse de notre Terre : en effet, Smertrios semble être beaucoup plus dense que ne le laisserait supposer sa taille

 

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Si c’est bien le cas, cette exoplanète apporterait de l’eau au moulin de la théorie du modèle de formation de notre système qui voudrait qu’un grand nuage de gaz et de poussières se soit petit à petit aggloméré en particules de plus en plus massives pour former des planètes, jusqu’à ce que la masse de celles-ci devienne suffisante pour que leur force d’attraction devienne assez puissante pour qu’elles s’entourent d’épaisses atmosphères. Ce à quoi les détracteurs de cette théorie répondent que, de la même manière qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, il ne faut pas prendre le cas de l’exoplanète Smertrios pour une généralité…

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05/10/2015
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édito du mois

Avec la rentrée des écoles, la période estivale se termine et Septembre prend le relais.

 Les nuits vont s'allonger, et, avec elles, les possibilités d'observation.

 

Le nom « septembre » vient du latin september (de septem, sept) car il était le septième mois de l’ancien calendrier romain.

 

Le mois de septembre est le dernier mois de l'été et le premier mois de l’automne dans l’hémisphère nord ainsi que le premier mois du printemps dans l’hémisphère sud.

 

Cette année, l’équinoxe d'automne aura lieu le 22 septembre à 20h 01mn 48s

 

Dans le ciel de ce mois-ci, 2 jolis rassemblements de planètes et d'étoiles vont retenir l'attention des chasseurs d'étoiles :

 

les 16 et 17, Mars et Mercure se croiseront dans le ciel de l'aube, Mercure effectuant à cette occasion sa plus belle apparition de toute l'année 2017.

 

Le 20 septembre, ce sera au tour de la planète Vénus de passer juste à côté de Régulus, l'étoile la plus brillante de la constellation du Lion.

 

Enfin, une comète, appelée C/2017 O1 ASSASN sera à surveiller dans les constellations du Taureau et du Cocher

car elle devrait atteindre une luminosité suffisante pour être visible avec nos télescopes

 

Autre évènement à retenir: ce 15 septembre, la sonde spatiale Cassini va terminer sa mission par un plongeon-suicide dans l'atmosphère de la planète Saturne au terme de 13 ans de  bons et loyaux services.


06/09/2017
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éphémérides septembre

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Pour disposer de la carte du ciel au-dessus de votre jardin, connectez-vous sur le site Stelvision : il vous suffit d’entrer votre code postal, la date choisie et zou, c’est parti mon kiki ! Vous trouverez également sur ce site un simulateur de télescope qui vous donnera une bonne idée de la vision que peut vous procurer votre instrument

 

PENSEZ A VOUS SERVIR DE VOS MAINS

 

Dans les pages qui suivent, les distances apparentes qui séparent les astres dans le ciel au-dessus de votre jardin sont exprimées en écarts angulaires et, comme tout angle qui se respecte, sont calculées en degrés. Les fractions de degrés sont exprimées en minutes et en secondes d’arc : 1 degré compte 60 minutes d’arc (souvent écrites comme suit : 60’) et chaque minutes d’arc compte elle-même 60 secondes d’arc (60’’). Pour estimer rapidement ces angles, servez-vous de vos mains. C’est assez approximatif, mais çà marche !

 

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Par ailleurs, notez que toutes les heures des éphémérides ci-dessous sont données en Temps Universel (TU). Ajoutez 2 heures pour convertir en heure d’été et 1 heure pour convertir en heure d’hiver

 

LES PLANETES VISIBLES DURANT LE MOIS :

 

Visibles le matin : Vénus, Mercure après le 7 septembre, Mars après le 10 septembre

Visibles le soir : Jupiter, Saturne

 

MERCURE

Mercure revient rapidement dans le ciel de l'aube au début du mois de septembre, pour débuter sa meilleure période d'observation matinale de l'année. Son élongation solaire est maximale le 12 septembre (18°) ; sa magnitude devient négative, lui permettant de briller à plus de 5° de hauteur au-dessus de l'horizon est-nord-est de Fécamp, 1 heure avant le lever du soleil. Son éclat augmente jusqu'à la fin du mois,

 

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VENUS

Vénus se trouve à 1,5° au sud de l'amas d'étoiles de la Crèche, alias M44, dans la constellation du Cancer. Son élongation solaire continue à diminuer (25° le 30), sa hauteur au-dessus de l'horizon est-nord-est diminuant également, pour passer de 10° le 1er septembre à 5° le 30 septembre.

 

MARS

Mars réapparaît progressivement dans le ciel de l'aube mais son éclat est toujours très faible (magnitude 2). Le 16, Mars se lève près 1 h 30 avant le Soleil et sa proximité apparente avec la planète Mercure permet de la repérer aux jumelles au-dessus de l'horizon est-nord-est. Le 30, Mars se lève près de 2 heures avant le Soleil, non loin de Vénus, qui vous servira ainsi de point de repère.

 

JUPITER

Jupiter se couche 1 h 30 après le Soleil le 1er septembre et 45 minutes après, le 30. Sa magnitude n'est plus que de -1,7 et son diamètre apparent frôle les 30 secondes d'arc. Il n'est plus possible de faire de bonnes observations au télescope mais vous pouvez toujours la repérer à l'œil nu, au raz de l'horizon ouest-sud-ouest

 

SATURNE

Saturne se couche 4 h 30 après le Soleil le 1er, et 3 h 30 après, le 30. Sa hauteur au-dessus de l'horizon se dégrade, passant de près de 20° le 1er septembre à moins de 15° le 30. Sa magnitude est proche de 0,5 et son diamètre apparent est de 36,6 secondes d'arc avec ses anneaux. L'inclinaison des anneaux de Saturne passe de 26,9° à pratiquement plus de 27° au cours du mois, ce qui constitue pratiquement le maximum possible que l’on puisse observer depuis la Terre

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En septembre, Uranus se lève au crépuscule et franchit  le méridien à plus de 50° de hauteur au-dessus de l’horizon de Toussaint en deuxième moitié de nuit. Avec une magnitude de 5,7, Uranus est théoriquement visible à l’œil nu sous réserve de disposer d’un ciel bien sombre, totalement dénué de pollution lumineuse (ben quoi, on a bien le droit de rêver, non ?). Lors de vos observations, faites juste attention à ne pas confondre Uranus et l’étoile Omicron Piscium (magnitude 4,3), située 1° plus au sud

 

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Neptune passe à l'opposition le 5 septembre, dans la constellation du Verseau.

 

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Elle surplombe l’horizon normand de 35° en milieu de nuit. L’observation de cette minuscule petite bille bleutée est réservée aux astronomes mateurs expérimentés, disposant d’un télescope de 300 mm de diamètre ou plus


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Une comète, nommée C/2017 O1 ASSASN devrait venir nous rendre visite durant les mois de septembre et d’octobre. Avec une magnitude prévue de 8 ,7 au début du mois, elle devrait être visible entre les constellations du Taureau et du Cocher dans un télescope, sachant que la luminosité de ces vagabondes de l’espace est souvent difficilement prévisible.  

 

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LA STATION SPATIALE INTERNATIONALE

La Station spatiale internationale (ISS) est observable à partir du 3 au 20 septembre depuis la Normandie dans le ciel de l’aube, avec 1 à 2 passages successifs. Puis elle disparaît pour réapparaître à partir du 25 septembre, mais dans le ciel le soir, cette fois

L'éclat de l'ISS est suffisamment puissant lors des meilleurs passages pour qu'elle soit visible dans un ciel bleu avant même le coucher du Soleil ou peu après son lever ; le site Heavens-Above annonce ce genre de passages. Vous trouverez un mode d’emploi  en français sur le site Internet de Guillaume Cannat, l’auteur du Guide du ciel, pour vous guider dans votre navigation sur Heavens-Above
 

 

LES EPHEMERIDES AU JOUR LE JOUR :

 

 

Le 1er :

Maximum théorique de l'essaim d'étoiles filantes des alpha Aurigides (dans la constellation du Cocher), dont la période d'activité s'étend du 25 août au 8 septembre. Ce tout petit essaim (taux zénithal moyen : 6 étoiles filantes par heure) a été découvert en 1935. Il a cependant connu quelques sursauts inexpliqués portant le nombre moyen d'étoiles filantes par heure à 40, en 1994 notamment. Ces étoiles filantes sont associées à la comète C/1911 N1 Kiess, qui repasse à proximité du Soleil tous les 2000 ans

Ce même jour, Vénus passe à 1,5° au sud de l'amas d'étoiles de la Crèche, dans la constellation du Cancer.

 

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Profitez du week-end pour essayer de repérer la galaxie NGC 676. Il s'agit d'une galaxie vue par la tranche, fine et longue. Son noyau semble brillant, mais ceci est dû à la présence d'une étoile de magnitude 10, appartenant à notre propre galaxie et qui se trouve pratiquement devant le cœur de NGC 676. Dans un télescope de 200 mm de diamètre, en grossissant 100 fois, on voit une sorte de longue barre grise de plus de trois minutes d'arc soit environ 1/10 du diamètre apparent de la Pleine Lune. Pour repérer cette galaxie, il faut partir de l'étoile Nu Piscium, une étoile rouge de magnitude 4 de la constellation des Poissons. Moins de 2° vers l'est-nord-est en partant de cette étoile, vous verrez aux jumelles 2 petites étoiles jaunes d'or de 7ème et 8ème magnitude, qui forment un triangle isocèle pointé vers l'ouest avec la galaxie

 

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Dans la nuit du 1er au 2 septembre, entre 4 h 22 m TU et 4 h 28 m TU, il y a une petite chance de voir depuis la Normandie l’astéroïde Laputa occulter pendant quelques secondes une petite étoile de magnitude 10,3. Toussaint se trouve dans la bande d’incertitude d’où ce phénomène sera peut-être visible, sachant que la prévision de ce type d’évènement n’est pas parfaitement fiable en raison des nombreuses incertitudes qui entachent les calculs des orbites des astéroïdes. Pour plus de détails, consultez le site Internet de Steve Preston

 

Le 3 :

Rapprochement très serré de Vénus et d’une petite étoile de magnitude 10,1 entre 2 h 37 et 2 h 39 TU

Minimum d’éclat de l'étoile variable Algol de la constellation de Persée. Les autres minima du mois se produisent le 6 à 0 h, le 8 à 21 h, le 11 à 18 h, le 23 à 5 h, le 26 à 2 h et 28 à 22 h

Tous les autres minima ont lieu en plein jour et sont donc  inobservables. A son maximum, l'éclat d'Algol est proche de la magnitude 2,1, ce qui est suffisant pour qu'elle soit bien visible à l'œil nu, même dans des ciels urbains médiocres. Il est ainsi possible de suivre sa variation depuis une fenêtre ou un balcon, soir après soir. Vous pouvez comparer l'éclat d'Algol à tout moment avec celui de la toute proche Almach (= Gamma Andromède) qui reste stable à 2,1, ou avec celui d'Epsilon Persée, qui est de 2,9. Algol est la première étoile variable que les astronomes soient parvenus à identifier.

 

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Le 4 :

Plus petite distance entre la Terre et la planète Neptune, la planète la plus éloignée de notre système solaire : 4,340 milliards de kilomètres environ. Une paille…

 

Le 5 :

Conjonction entre la planète Mars et Regulus, l'étoile principale de la constellation du Lion. Regulus se situe à 0,8° au sud de la planète Mars. Depuis le 3 et jusqu'au 10 septembre, Mercure, Mars et Regulus sont réunies dans un cercle de moins de 3,5° de diamètre

Maximum d'éclat de l'étoile Delta Cephei à 11 h. Les autres maxima du mois se produisent le 10 à 20 h, le 16 à 5 h, le 21 à 14 h et le 26 à 22 h

Située au sud de la constellation de Céphée, Delta Cephei est le prototype des céphéides, ces étoiles géantes variables dont la période est strictement liée à la luminosité. Cette caractéristique physique a permis aux astronomes de les utiliser pour déterminer la distance d'autres galaxies dans lesquelles on les a identifiées. Delta Cephei passe de la magnitude 3,5 à 4,4 au cours d'un cycle d'une régularité métronomique de 5 jours 8 heures 47 minutes et 32 secondes; sa baisse de luminosité est un peu plus lente que sa remontée qui s'effectue en un peu moins de deux jours. Comparez son éclat à celui des étoiles qui l'entourent et dont la magnitude est indiquée sur le schéma voisin. Delta Cephei est une étoile supergéante, près de cinq fois plus massive et 2000 fois plus lumineuse que le Soleil, dont le diamètre réel doit être proche de 40 fois celui de notre étoile, soit plus de 55 millions de kilomètres.

 

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Le 6 :

Période de libration minimale en longitude pour la Lune.

Conjonction entre la Lune et la planète Neptune à 5 h 07 (séparation : 0,7°)

Pleine Lune à 7 h 03

 

Le 7 :

Élongation maximale de Titan, le principal satellite de Saturne, à l'ouest de la planète, à 23 h 19 (écart : 175 secondes d'arc)

 

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Le 8 :

Profitez du week-end pour repérer l'une des plus belles étoiles doubles du ciel : Albiréo, dont l'une des composantes est jaune alors que l'autre rayonne d'un joli bleu. La séparation de ces deux étoiles est voisine de 34 secondes d'arc

 

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Dans la nuit du 8 au 9 septembre, entre 3 h 31 m TU et 3 h 37 m TU, il y a une bonne chance de voir depuis la Normandie l’astéroïde Piazzia occulter pendant quelques secondes une petite étoile de magnitude 10,2. Toussaint se trouve dans la bande de totalité d’où ce phénomène devrait être visible, sachant que la prévision de ce type d’évènement n’est pas parfaitement fiable en raison des nombreuses incertitudes qui entachent les calculs des orbites des astéroïdes. Pour plus de détails, consultez le site Internet de Steve Preston

 

Le 9 :

Conjonction entre la Lune et la planète Uranus à 1 h 54 (séparation : 4,1°)

 

Le 10 :

Conjonction à 5 h 13 entre la planète Mercure et Regulus, l'étoile principale de la constellation du Lion (séparation : 0,6°)

 

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Le 11 :

Période de libration maximale en latitude pour la Lune. Cette belle libration oriente favorablement vers nos télescopes les régions du pôle nord de notre satellite. Le cratère Peary en particulier sera bien visible, même dans un petit instrument, avec un grossissement d'une soixantaine de fois. Commencez par repérer le lac noir, alias le cratère Platon, puis remontez tout droit jusqu'à l'immense cratère Goldschmidt, poinçonné sur sa gauche par le plus modeste Anaxagore. Le pôle Nord se trouve juste au-dessus, sur le rempart nord du cratère Peary

 

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Pour retrouver votre chemin parmi le fouillis des cratères de la Lune, téléchargez gratuitement le magnifique Atlas Virtuel de la Lune  de Christian Legrand et Patrick Chevalley. Et pour en savoir un peu plus sur les librations de la Lune, consultez notre page qui explique ce curieux phénomène de balancement de la Lune sur son orbite

Ce même jour, conjonction entre la Lune et le bel amas d'étoiles des Pléiades, à 19 h 43 (séparation : 9,3°)

Puis conjonction entre la planète Jupiter et Spica, l'étoile principale de la constellation de la Vierge, à 22 h 50 (séparation : 3,1°)

 

Le 12 :

Elongation maximale de Mercure à l’ouest du Soleil

 

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À 3 h 22, l’étoile 48 Tau (magnitude 6,3, constellation du Lion) est occultée par la Lune. Elle réapparaît à 4 h 25. Les deux astres sont alors à 60° au-dessus de l'horizon de Fécamp et la fraction éclairée de notre satellite est de 62 %

 

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Notez que ces horaires ont été calculés pour la région fécampoise. Si vous observez depuis un autre endroit, ils peuvent varier de plusieurs mniutes. Par précaution, si vous êtes dans ce cas, commencez vos observations un peu à l’avance

Dans la nuit du 11 au 12 septembre, entre 3 h 48 m TU et 3 h 53 m TU, il y a une bonne chance de voir depuis la Normandie l’astéroïde Fortuna occulter pendant quelques secondes une petite étoile de magnitude 10,3. Toussaint se trouve dans la bande de totalité d’où ce phénomène devrait être visible, sachant que la prévision de ce type d’évènement n’est pas parfaitement fiable en raison des nombreuses incertitudes qui entachent les calculs des orbites des astéroïdes. Pour plus de détails, consultez le site Internet de Steve Preston

Mercure atteint son nom l'élongation maximale à l'ouest du Soleil : 17° 56’

Conjonction entre la Lune et Aldébaran, l'étoile principale de la constellation du Taureau, à 12 h 28 (séparation : 0,4°)

 

Le 13 :

A l’aube, 1 h 15 avant le lever du Soleil, les planètes Vénus, Mercure, Mars et l'étoile Regulus du Lion sont pratiquement alignées

 

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Dernier Quartier de Lune à 6 h 25

Minimum d'éclat de l'étoile variable Sheliak à 11 h 00. L'autre minimum du mois se produit le 26 à 10 h

Sa magnitude varie de 3,3 à 4,3 au cours d'un cycle de 12,941 jours. Bien que l'éclat apparent de Sheliak ne soit pas exceptionnel, il est facile de suivre ses variations à l'oeil nu en le comparant à celui des étoiles voisines de la de la Lyre. Elle passe de la magnitude 3,3 à 4,3 selon une période de 12,941 jours. Dans la réalité, l'astre que nous appelons Sheliak englobe deux étoiles qui forment un système binaire, c'est-à-dire qu'elles tournent l'une autour de l'autre. D'après les mesures effectuées par le satellite européen Hipparcos, elles se situent à plus de 880 années-lumière de nous et émettent deux mille fois plus de lumière que le Soleil ! La plus grosse des deux étoiles est une géante bleue avec une température de surface de l'ordre de 13 000 degrés Kelvin (pour mémoire, 0 degré Kelvin = - 273, 15 degrés Celsius). L'autre étoile, est un peu plus petite, tout en restant plus imposante que notre Soleil et sa température est estimée à 8 000 K. Le plan de l'orbite de ces étoiles étant incliné par rapport à notre ligne de vision, elles passent régulièrement l'une devant l'autre, ce qui entraîne les variations d'éclats que nous percevons à l'oeil nu. La plus grosse  éclipse totalement sa compagne ce qui provoque le minimum d’éclat à la magnitude 4,3 d'aujourd'hui; la moins grosse n'éclipse que partiellement l'autre, ce qui provoque un second minimum proche de la magnitude 3,8 près de 6,5 jours après le premier.

 

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Le 16 :

Joli alignement entre le croissant lunaire et les étoiles Castor et Pollux des Gémeaux, dans le ciel de l'aube

Conjonction entre les planètes Mercure et Mars à 19 h 01 (séparation : 0,1°). Aujourd'hui et demain, les deux planètes forment une très belle paire au raz de l'horizon est-nord-est à l'aube. Mercure est 12 fois plus brillante que Mars

 

Le 17 :

À 4 h 37, l'étoile 82 Cnc (magnitude 5,4 - constellation du Cancer) est occultée par la Lune. Les deux astres sont alors 20° au-dessus de l'horizon et la fraction éclairée de notre satellite est de 11 %

Notez que ces horaires ont été calculés pour la région fécampoise. Si vous observez depuis un autre endroit, ils peuvent varier de plusieurs mniutes. Par précaution, si vous êtes dans ce cas, commencez vos observations un peu à l’avance

 

Le 18 :

Superbe journée d’observation de la Lune ! Entre 1 h du matin et 23 h, le mince croissant lunaire va occulter successivement Vénus, Regulus, Mars et Mercure. Malheureusement aucune de ces occultations ne sera visible depuis la France. Le spectacle sera réservé aux observateurs d'Indonésie, d'Australie et de Nouvelle-Zélande. Les observateurs français pourront néanmoins se régaler avec plusieurs conjonctions très serrées : conjonction entre la Lune et la planète Vénus à 0 h 34 (séparation : 0,5°), conjonction entre la Lune et Regulus à 4 h 59 (séparation : 0,1°), conjonction entre la Lune et Mercure à 23 h 20

 

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Le 19 :

Tentez à l'aube de repérer un très fin croissant lunaire de 1,3 %. À 4 h 50, il est âgé de 25 heures avant la Nouvelle Lune et se situe à 1,5° de hauteur et 81° d'azimut au-dessus de l'horizon de Toussaint, alors que le Soleil se situe à 10° sous cet horizon

 

Le 20 :

Conjonction entre la planète Vénus et Regulus, l'étoile principale de la constellation du Lion, à 2 h 35 (séparation : 0,5°)

 

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Nouvelle Lune à 5 h 30

 

Le 21 :

Tentez de repérer le très fin croissant lunaire, dans le ciel du soir. À 18 h 40, il n'est âgé que de 37 heures, et présente une phase de 2,8 %. Il est situé 2° de hauteur et à 263° d'azimut sur l'horizon de Toussaint, alors que le Soleil se situe à 8° sous cet horizon

 

Le 22 :

Profitez du week-end pour essayer de repérer la belle nébuleuse Messier 78. Située à 2,5° au nord-est de l'étoile Alnitak, M78 est une des plus belles nébuleuses par réflexion du ciel. En effet comme dans le cas de M42, la célèbre nébuleuse d'Orion, nous observons dans un télescope le reflet bleuté de la lumière émise par de jeunes étoiles très chaudes, sur les poussières qui les entourent encore. Un télescope de 100 mm de diamètre, avec un grossissement d'une centaine de fois montre déjà comme un léger flou sur le fond du ciel à l'emplacement de M78. Mais pour vraiment apercevoir cette nébuleuse, vous devrez employer au minimum un télescope de 200 mm de diamètre.

 

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Conjonction à 6 h 29 entre la Lune et Spica, l’étoile principale de la constellation de la Vierge (séparation : 6,6°)

À 10 h 27, conjonction entre la Lune et la planète Jupiter (séparation : 3,5°)

Équinoxe de septembre sur Terre, à 20 h TU. C'est le début de l'automne pour l'hémisphère Nord. Le passage d'une saison à l'autre n'est pas décrété arbitrairement chaque année mais il est toujours lié au contraire à un moment très précis du mouvement apparent du Soleil : l'équinoxe de septembre correspond au moment où le Soleil passe du nord au sud du point d'intersection de l'écliptique et de l'équateur céleste.

C’est également aujourd’hui que les astrologues et les marchands d’horoscopes de tout poil, comme Paco Rabanne ou Elisabeth Tessier vous annoncent que le Soleil entre dans le signe astrologique de la Balance mais, dans la réalité, il est entré dans la constellation de la Vierge il y a six jours ! Dur dur le métier de charlatan... Bien entendu, il ne faut pas prendre l'expression “le Soleil entre...” au pied de la lettre ! Notre étoile ne se déplace pas réellement d'une constellation à l'autre. c'est le mouvement continuel de la Terre autour du Soleil qui entraîne un déplacement apparent de celui-ci devant les constellations du zodiaque

 

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Le 24 :

À 18 h 58, l'étoile 38 Lib (magnitude 3,9 - constellation de la Balance) est occultée par la Lune. Elle réapparaît à 20 h 14 mais les deux astres sont alors 1° au-dessus de l'horizon toussaintais. La fraction éclairée de notre satellite est de 21 %.

Notez que ces horaires ont été calculés pour la région fécampoise. Si vous observez depuis un autre endroit, ils peuvent varier de plusieurs mniutes. Par précaution, si vous êtes dans ce cas, commencez vos observations un peu à l’avance

 

Le 26 :

Conjonction entre la Lune et Antarès, l'étoile principale de la constellation du Scorpion, à 0 h 1 mn. Le 25 au soir, 1 h 30 après le coucher du Soleil, le gros croissant lunaire se trouve à 9° au-dessus d'Antarès qui jette ses derniers feux dans les lueurs du crépuscule de cette journée d'automne

 

Le 27 :

Conjonction entre la Lune et la planète Saturne à 0 h 15 (séparation : 3,5°)

 

Le 28 :

Premier Quartier de Lune à 2 h 54

Profitez du week-end pour essayer d'observer Messier 40. Il s'agit d'un objet paradoxal car dans le catalogue Messier qui réunit habituellement des objets flous et diffus, comme des amas d'étoiles, des nébuleuses, des galaxies, M40 n'est qu'une simple étoile double de magnitude 9. En fait, si Charles Messier avait bien constaté qu'il s'agissait d'une banale étoile double, il l'avait malgré tout incluse dans son catalogue parce que l'un de ses prédécesseurs, l'astronome Hevelius, affirmait avoir vu en 1660 dans cette région du ciel, une nébulosité. Juste au nord-est de l'étoile Megrez, l'étoile à laquelle s'accroche le manche de la casserole que dessine la Grande Ourse, M40 est facile à repérer.

 

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La Lune du mois

 

Pleine Lune : le 6 septembre

Dernier Quartier : le 13 septembre

Nouvelle Lune : le 20 septembre

Premier Quartier : le 28 septembre

 

Si vous souhaitez disposer d'éphémérides complètes sur support papier, nous vous conseillons d'acheter le Guide du Ciel de Guillaume Cannat : les conjonctions de planètes, leurs heures de lever, de coucher, les cartes du ciel mois après mois, des conseils pour se servir d'un télescope, tout, absolument tout, est dans ce bouquin qui, au fil des années, est devenu ZE référence. A consommer sans aucune modération. Une version allégée de ce guide existe également, pour celles et ceux d'entre vous qui ne disposent pas d'autre instrument que leurs yeux pour admirer le ciel.

 

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03/08/2017
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éclipse du soleil du 21 aout

21 AOUT 2017 : ECLIPSE PARTIELLE DE SOLEIL

 

Ce Lundi 21 août, la Lune passe devant le Soleil et éclipse ce dernier pendant quelques minutes. L’éclipse sera totale aux USA

 

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éclipse totale en Argentine (mission Eurastro)

 

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Trajet de l’éclipse totale aux USA

 

Une carte interactive est disponible sur le site de Xavier Jubier, ainsi que les prévisions météo, widgets à télécharger sur votre smartphone, etc … une vraie mine d’informations

Puis l’ombre de la Lune sur le globe terrestre va traverser l’Océan Atlantique pour venir mourir sur la côte ouest de l’Europe, au coucher du Soleil

 

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Déplacement de l’ombre de la Lune sur la Terre

 

En France, seules les personnes habitant à l'ouest d'une ligne allant de Toulouse à Sedan auront droit à un tout petit bout de l’éclipse partielle, au moment du coucher du Soleil, juste au-dessus de l’horizon. Les personnes habitant à l'est de cette ligne ne verront pas d'éclipse. Pour tenter de l’apercevoir, choisissez un site bien dégagé en direction de l’ouest, comme la plage de Fécamp.

 

Pour Fécamp, le premier contact aura  lieu à 18 h 44 m 18 s TU, soit 20 h 44 m 18 s en heure légale d’été : le pôle sud du Soleil commencera alors à être grignoté par la Lune

 

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Puis, au fur et à mesure que le Soleil va se coucher, le bord sud du Soleil sera de plus en plus échancré

 

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Le maximum de l’éclipse ne sera malheureusement pas visible car le Soleil sera alors couché

Reste à espérer que le ciel soit bien dégagé, et, en particulier, qu’il n’y ait pas de bancs de brumes et de nuages sur la ligne d’horizon ! Pour Fécamp, les statistiques établies ces dernières années donnent du 50 %. Les toutes dernières prévisions seront disponibles sur Météoblue

 

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Et surtout, surtout, surtout, n’observez pas le Soleil sans filtres spéciaux ou sans lunettes d’éclipse. Nous vous rappelons que l’observation du Soleil sans protection entraîne des lésions irréversibles pour la rétine de vos yeux. N’hésitez pas à consulter le dossier que nous avions mis en ligne lors de l’éclipse de Soleil de 1999. En particulier, laissez tomber les « trucs » pourris qu’on voit parfois circuler sur le web 

 

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Et pour en savoir un peu plus sur les éclipses, consultez notre page spéciale éclipses 

 

ou venez a notre réunion du mardi 11 juillet , à 20h30 ,au local , pour encore plus de précisions


04/07/2017
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